Are We Implementing Real Growth Measures
or are we just "rearranging the deck chairs on the Titanic"? (Ernst Friedrich Schumacher)

"The Other America", NYT, 23 Jan 04 (www.solami.com/nytjobgrowth)

"I.M.F. Says Rise in U.S. Debts Is Threat to World's Economy", NYT, 8 Jan 04 (www.solami.com/nytimf)

"Quel rôle a joué l'UBS dans le krach Parmalat?", La Liberté, 6 jan 04 (www.solami.com/parmalat)

"Analysts Hope the Weakening Dollar Will Avoid a Sudden Plunge", NYT, 2 Jan 04 (www.solami.com/nytplunge)

"BSI: litigi pericolosi", l'Inchiesta (Bellinzona), 01.01.2004 (subsite currently suppressed by superprovisional Lugano Court order of 4 Feb 2004)

"Our So-Called Boom", NYT, 30 Dec 03 (www.solami.com/nytboom)

"Face à l'évasion fiscale, les Etats-Unis ont imposé un système unilatéral et dissuasif", Le Temps, 29 déc 03 (www.solami.com/ltqi)

"Rückblick und Ausblick", 1 Jan 04 (www.solami.com/wegweiser)

"The Unemployment Myth", NYT, 30 Nov 03 (www.solami.com/nytgrowthmyth)

"For More Mutually Helpful Post-9/11 Shipping Measures", 24 November 03 (www.solami.com/imomemo)

"Le crash de Wall Street programmé?", AGEFI, 12 nov 03 (www.solami.com/crash)
other articles by Bernard Lambert (+334-50394191 ¦ bgp_lambert@yahoo.fr ¦ www.solami.com/lambert)

"From Compliance Mode to Mutually Helpful Post-9/11 Measures", 3 Nov 03 (www.solami.com/morris21)

circular to some colleagues in the banking and the food industry, 22 Oct 03 (www.solami.com/biotercolleague)

"FUSION UBS/SBS: Bonne Affaire, Fatalité ou Désastre Programmé?", GHI, 19 mars 98 (www.solami.com/caisses):

    „Comment sommes-nous arrivés là?  Est-ce une fatalité inéluctable?  Est-ce qu'il y a encore un pilot dans l'avion?  Et si non, où est le "Fähnlein der Sieben Aufrechten" derrière lequel nous pourrions nous rassembler pour arrêter ce train au désastre avec les moyens du bord - avant qu’il emprunte le viaduc qui, visiblement, n’est pas encore ou plus en place?
    1.  Avec l’introduction de l'assurance obligatoire sur la prévoyance professionnelle (LPP) en 1985, une masse des fonds toujours plus importante (1994 env. 275 milliards francs) chasse des titres de placement sûr qui par leur nombre restreint deviennent de plus en plus chers.  Avant 1985, pour assurer la sécurité des fonds de pension, les dirigeants étaient autorisés d’effectuer seulement des "placements en père de famille" (obligations suisses, lettres de gages, etc.).  Déjà dans son message au Parlement sur le LPP de 1975, le Conseil Fédéral a ouvert une brèche pour des placements spéculatifs des fonds de pensions; s'il avait des soucis sur les effets pervers que ces gigantesques fonds pouvaient avoir sur la bourse et le marché des crédits, il les gardait pour lui-même. Par contre, il se préoccupait du problème de la capacité limité du marché suisse d’offrir des placements adéquates (et rentables) pour ce flot d’argent.
    A l’époque, seulement quelques voix rarissimes, comme les parlementaires Brunner et Jauslin (qui finalement ont payé avec la perte de leurs sièges pour avoir sonné l’alarme), ont questionné la sagesse de laisser libre cours à de tels monstres financiers qui ne pouvaient pas manquer de fausser les courses dans la bourse.  Dans l’art.71 LPP on lit donc:
    "Les institutions de prévoyance administreront leur fortune de manière à garantir la sécurité des placements, un rendement raisonnable, une répartition appropriée des risques et la couverture des besoins prévisibles de liquidités."
    Et tandis que l’ordonnance au LPP fixe des pourcentages plutôt conservatives (comparé à l’étranger) des différents catégories de placements (art.54s), elle a introduit des directives irréfléchies et qui, ici et là, ont produit des effets non-prévus:
     a) le critère de la dimension d’une entreprise (art.50 al.2; ce qui, en pratique, a amené les dirigeants des fonds à considérer une entreprise comme sûr qu’à partir d’une certaine dimension, éliminant ainsi la plupart des PMUs du champ de placement),
     b) l'obligation de poursuivre un rendement conforme au marché  (art.51; ce qui, en négligeant la sécurité, a encouragé un cours au profit à court terme), et
     c) l’autorisation des placements dans des instruments dérivatifs  (art.56a; ce qui a davantage encore engendré une atmosphère de casino, ces placements figurant parmi les plus risqués, comme le démontre les cas récents: Barings, Rinderknecht, SBS, UBS).
Cher Monsieur Comte,

face aux developpements economiques inquietants ici et la, et en guise de renouvellement de notre contacte - avec vous et des dirigents d'autres caisses de pension suisses - pris au moment ou il s'agissait de marquer des reserves au sujet de la megafusion SBS/UBS (sur laquelle je me suis trompe, peut-etre), je me permets de vous envoyer quelques articles iconoclastiques pour avancer nos reflections vers des prises de positions, actions legislatives, et d'autres mesures correctives eventuelles.

J'apprecierais vos reactions. Et, le cas echeant, je vous serais gre de bien vouloir me recevoir pour en discuter davantage, soit pendant la session d'hiver ou au debut de l'annee prochaine.

Entretemps, veuillez agreer l'assurance de ma parfaite consideration.

Anton Keller, Secretaire
Good Offices Group of European Lawmakers, Geneva, Switzerland
t+f:  022-7400362    mob: 079-6047707     swissbit@solami.com
25/11/03