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26 juin 06 Une fonctionnaire genevoise perd son bras de fer contre les douanes françaises, Tribune de Genève, Michel Eggs
Et si Genève
était appelée à devenir le centre d'une métropole
française?
Quo
Vadis Europa Helvetica? De-Rusting and Revving-Up the Wheel - or Re-Inventing
It?
Plan B, B comme Briand
- points essentiels - Qu'une footnote historique?
EUROPA
HELVETICA
Assises
de la Confédération européenne
Les
douanes françaises veulent réécrire l'histoire
Zone
franche: les douaniers français jouent gros
Un
plaidoyer en faveur d'une politique industrielle forte
Thierry
Breton lance le plan antidélocalisations - 35
zones concernées par les aides
When
Thierry Breton's Dream Turned Sour
Les
douaniers chassés hors de la zone franche!
L’héritage
de l’Histoire
Une
zone pas franche du tout!
Arrêt
du Tribunal: "la nullité
de la procédure découlant du lieu de contrôle [zone
franche]",
"contrebande, importation,
exportation sans declaration de marchandise non prohibée ou fortement
taxée"
Genève
et les zones environnantes
LES
ZONES FRANCHES EN EUROPE
Valid,
yet moribund U.S. Treaties with EU States
Initiatives
parlementaires: Relations étrangères de la Suisse notamment
concernant la Russie
Zum
Bilateralen Vertragsnetz der Schweiz & der EU-Staaten
Postulat
Stähelin
QUELQUES TRAITES D'ACTUALITE
CONCLUS PAR LA FRANCE AVEC LES PAYS DE L'EUROPE DE L'EST
NOTAMMENT AVEC LES ETATS BALTES
UN INVENTAIRE DEVELOPPE PAR L'EQUIPE DE RECHERCHE CORUM
SOUS LA DIRECTION DE JEAN A.KELLER
MISE-A-JOUR A L'OCCASION DU 75ième ANNIVERSAIRE
DE LA PRESENTATION DU
PLAN BRIAND POUR L'UNION FEDERALE EUROPEENNE
A GENEVE EN MAI 1930
CONTRIBUTION AUX 1ères
ASSISES
DE LA CONFEDERATION EUROPEENE DE PRAGUE EN JUIN 1991
ET AU ler FORUM DE CRANS-MONTANA EN JUIN/JUILLET 1990
adaptation Internet effectuée
sous la direction de Good Offices
Group of European Lawmakers
par CORUM
Research Group, Genève (www.solami.com/ac.htm)
(merci pour signaler tout erreur
ou ommission à: swissbit@solami.com)
TABLE DE MATIERE (actualisé)
- Avant-Propos
- Le
patrimoine diplomatique de la France: ses quelques 3500 traités
de commerce, etc. (extrait du World Treaty Index,1983)
- Inventaire officiel
de 1988 des 73 traités en vigueur avec 14 pays de l'Europe de
l'Est conclus par la France relatif au commerce et à la circulation
des personnes, des biens et des services
a) multilatéraux
b)
bilatéraux
- Communauté
Européenne, Traité de Rome, article 234 [confirmant
la primauté des traités conclus avant l'adhésion à
l'UE, identique avec l'art. 307 de la version consolidée]
- Décision
du Conseil des Communautés Européennes du 12.2.1990 autorisant
la tacite reconduction ou le maintien en vigueur des traités de
commerce etc. conclus par les Etats membres avec des pays tiers (y
compris 22 traités conclus par la France)
- Décision du
Conseil de l'Union Européenne du 15.11.2001 autorisant la tacite
reconduction ou le maintien en vigueur des dispositions dont les matières
relèvent de la politique commerciale commune (dont
27
traités conclus par la France, sans pour autant reconduire celui
avec les Etats Unis de 1919 (sic!)
- Proposition
de la Commission des Communautés Européennes du 22.10.2004
pour une DÉCISION DU CONSEIL modifiant la Décision 2001/855/CE
du Conseil du 15 novembre 2001 (avec - comme effet
principal - l'abrogation, de facto si non de jure, des centaines
de traités de commerce, etc. que les 10 nouveaux membres de l'UE
avaient conclu préalablement avec leurs partenaires étrangers,
y compris la France, la Suisse,
le Canada, et les Etats Unis
dont le traité de commerce avec la Grande Bretagne de 1815 restant
en vigueur pour ce dernier, mais pas pour son successeur Malta(sic!).
- Union
Européenne, Traité établissant une Constitution
pour l'Europe du 16.12.2004, article IV 437:
"Abrogation
des traités antérieurs", notamment ceux établissant
la Communauté Européenne et l'Union Européenne
qui, eux explicitement dans les articles 234, et 307
respectivement, donnaient la
prépondérence des anciens
traités avec les pays tiers sur toutes règles communautaires,
anéantissant de ce fait l'essentiel du patrimoine diplomatique de
tous les membres de l'Union Européenne avec le reste du monde -
nota
bene: sans que le législateur constitutionnel ici ou là
aurait été averti ou même invité à ce
prononcer sur ce sujet.
Bibliographie
Annexes
A La
Convention de Vienne sur le droit des traités du 23 mai 1969,
articles
26 et
30
B Plan
B, B comme Briand - points essentiels - Qu'une
footnote historique? - Le commentaire
C La Société
des Nations en 1930 et la Fédération Européenne -
le Plan Briand et les réponses des gouvernements européens
D Le Pacte
Molotov-Ribbentrop et ses Protocols secrets de 1939
(Helmut
König "Das deutsch-sowjetische Vertragswerk von 1939 und seine Geheimen
Zusatzprotokolle.
Eine Dokumentation", Osteuropa, Heft 5, Mai 1989, Berlin, S.413-458)
E Convention
relative au Territoire de Memel du 8 mai 1924 (texte et Statut)
F Les
régimes douaniers de l'Europe en 1930 - Les Etats baltes (extraits)
G Résolution
189 (1960) de l'Assemblé Consultative du Conseil de l'Europe relatif
à la situation dans les Etats baltes
H Assises
de la Confédération européenne, Prague,
12 - 14 juin 1991
(réunion tenue à l'invitation des Présidents Václav
Havel et François Mitterrand)
I Aufbruch
zur Selbstverwirklichung - Antworten an Präsident Vaclav Havel,
14.Februar 1990
K Les
Zones Franches en Europe (extraits concernant Genève et ses
zones environnantes)
L THE
PAST OF EUROPE'S FUTURE,SELEX, editorial, August 1, 1990
M Links
to Europe's Future, Wall Street Journal, January 16, 1990
N De
Gaulle: What He Would Do Now, by Henry Kissinger,
IHT, May 7, 1990
QUELQUES
TRAITES D'ACTUALITE CONCLUS PAR LA FRANCE(*)
AVEC LES
PAYS DE L'EST NOTAMMENT AVEC LES ETATS BALTES(1)
AVANT-PROPOS
A l'époque de leurs conclusions, les traités
de commerce et autres tendaient encore à réellement faciliter
l'échange des citoyens, des biens et des services. Ces textes liaient
des Etats dont le système politique et économique était
essentiellement comparable: une démocratie parlementaire formait
le cadre d'une économie de marche. Par conséquent, on y trouve
regulierement inscrit des principes très libéraux ainsi que
l'importante clause de la-Nation-la-Plus-Favorisée.
Avec la rédécouverte du citoyen-entrepreneur comme pilier
indispensable de tout essor économique, les conditions pour remettre
en valeur ces anciens textes s'installent à nouveau de part et d'autre.
La plupart de ces textes n'ont jamais été
abrogés. Publiés dans le Recueil
des Traites de la Societe des Nations (S.D.N.), ils sont tombés
dans l'oubliette de l'histoire - sans qu'ils aient nécessairement
perdu leur force juridique. En effet, et d'une façon générale,
ils priment toute directive et réglementation communautaire, car
ils sont formellement réservés par l'article 234 du Traite
de Rome établissant la Communauté Européenne (CE).
A la demande des pays Membres de la CE, la "tacite reconduction" des traités
relevant de la politique commerciale commune, tels que les traités
d'amitié, de commerce et de navigation, est donc régulièrement
autorisée par le Conseil de la CE. Ainsi, dans les mains de dirigents
créatifs, ces anciens textes peuvent devenir de véritables
aubaines dont l'exploitation mutuellement avantageuse dépendra exclusivement
de l'information et de la volonté politique de part et d'autre.
La littérature juridique(2)
traite des questions de la souveraineté des Etats baltes souvent
sous la rubrique globale "la question baltique." Pourtant, des différences
historiques et autres distinguent ces Etats les uns des autres et font
qu'ils mériteraient une appréciation plus individuelle et
approfondie. Voici un résume des autorités juridiques sur
cette question longuement écartée:
1 Donner à l'Europe sa structure organique ...: une fédération fondée sur l'idée d'union et non d'unité, c'est-a-dire assez souple pour respecter l'indépendance et la souveraineté nationale de chacun des Etats, tout en leur assurant à tous le bénéfice de la solidarité collective pour le règlement des questions politiques intéressant le sort de la communauté européenne ou celui d'un de ses membres (p.ex. système d'arbitrage). (Memorandum Briand sur l'organisation d'un régime d'union fédéral européenne, ler mai 1930, Proposition IIIB)Jean A.Keller Seyssel, mars 1990
2 Conception générale qu'en aucun cas, et à aucun degré, 1'institution du lien fédéral recherché entre gouvernements européens ne saurait affecter en rien aucun des droits souverains des Etats membres d'une telle association de fait. ... Avec les droits de souveraineté, n'est-ce pas le génie même de chaque nation qui peut trouver à s'affirmer encore plus consciemment, dans sa coopération particulière à 1'oeuvre collective, sous un régime d'union fédérale pleinement compatible avec le respect des traditions et caracteristiques propres à chaque peuple? (Préambule du Memorandum Briand)
3 Etablissement d'un marché commun pour l'élévation au maximum du niveau de bien-être humain sur 1'ensemble des territoires de la communauté européenne. ... La poursuite immediate d'une organisation rationnelle de la production et des échanges européens, par voies de libération progressive et de simplification méthodique de la circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, sous la seule réserve des besoins de la défense nationale dans chaque Etat. (Proposition IIIC du Mémorandum Briand)
Contrôle de la politique des unions et cartels industriel entre differents pays; examen et préparation de toutes possibilités futures en matières d'abaissement progressif des tarifs, etc. (Proposition IVA)
4 Subordination générale du problème économique au problème politique.
Toute possibilité de progrès dans la voie de l'union économique étant rigoureusement déterminée par la question de sécurité ..., c'est sur le plan politique que devrait être porté tout d'abord l'effort constructeur tendant à donner à l'Europe sa structure organique. ...
Un ordre inverse ne serait pas seulement vain, il apparaîtrait aux nations les plus faibles comme susceptible de les exposer, sans garantie ni compensation, aux risques de domination politique pouvant résulter d'une domination industrielle des Etats les plus fortement organisés. (Proposition IIIA)
5 Responsabilité collective en face du danger qui menace la paix européenne, au point de vue politique aussi bien qu'économique et social, du fait de l'état d'incoordination ou se trouve encore l'économie générale de l'Europe. La nécessite d'établir un régime permanent de solidarité conventionnelle pour l'organisation rationnelle de l'Europe résulte en effet des conditions mêmes de la sécurité et du bien-être des peuples que leur situation géographique appelle à partager ... une solidarité de fait. ... Reconnaître l'intérêt d'une homogenité plus grande de l'Europe, comprenant, au surplus, assez clairement les lois modernes de l'économie internationale pour rechercher, dans le meilleur aménagement d'une Europe simplifiée et par la même soustraite à la constante menace des conflits, les conditions de stabilité indispensables au développement de leurs propres échanges économiques. (Préambule)
6 Coopération par les universités et académies. ... Régéneration des régions agricoles. ... Règlementation des conséquences sociales de l'émigration intereuropéenne (application d'un pays à un autre des lois sur les accidents du travail, les assurances sociales, les retraites ouvrières, etc.). ... développement des contacts et échanges de vues entre milieux parlementaires des différents pays d'Europe. (Proposition IVA)
7 "Vous ne pouvez pas créer la prosperité en decourageant l'épargne. Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur. Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez. Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'independance. Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient et devraient faire eux-memes." (Abraham Lincoln, Declaration au Congres americain, 1860, citée par E. Leclerc, Le Figaro, 17 mars 1990)
[8 "If ye love wealth better than liberty, the tranquillity of servitude more than the animating contest of freedom, go home from us in peace. We ask not your counsels or arms. Crouch down and lick the hands which feed you. May your chains sit lightly upon you, and may posterity forget that ye were our countrymen."
Samuel Adams (American Revolutionary Leader), "American Independence," 1 August 1776*]
Origines
Le 1er mai 1930 - il y a 75
ans! - le Ministre des affaires étrangères de la France,
Aristide
Briand, a formellement proposé dans une assemblée de
la Société des Nations à Genève "l'institution,
entre peuples d'Europe, d'une sorte de lien fédéral qui établisse
entre eux un régime de constants solidarity"(6).
"Unanimes à reconnaître la nécessité d'un effort
dans ce sens", les représentants des 27 Etats européens membres
de la Société des Nations "ont
confié au représentant de la France le soin de préciser,
dans un memorandum aux gouvernements intéressés, les points
essentiels sur lesquels devait porter leur étude; de recueillir
et d'enregistrer leurs avis; de degager les conclusions de cette large
consultation, et d'en faire l'objet d'un rapport à soumettre aux
délibérations d'une conférence européenne qui
pourrait se tenir à Genève lors de la prochaine assemblée
de la Société des Nations."(7)
Idées maîtresses
QU'UNE FOOTNOTE HISTORIQUE?
L'INTERET ACTUEL
Commentaire (9
mars 1990)
Au fond, en quoi les
sociétés dites socialistes ou communistes se distinguent-elles
des sociétés dites liberales? Par exemple en matière
de responsabilité individuelle. Les premières tendent à
fortifier les institutions de l'Etat par une concentration du pouvoir à
leur niveau. Les secondes ont aussi pour objetif la fortification de l'Etat,
mais par le seul biais de ses citoyens, en leur assurant et en favorisant
l'exercice libre et responsable des capacités individuelles. Car
c'est l'individu qui est le mieux placé pour trouver d'abord chez
lui et autour de lui des solutions à ses propres problèmes.
Et c'est la société toute entière qui profite des
citoyens éveillés et qui s'assument.
Au niveau plus
élevé, Aristide Briand préconisait de garder, de fortifier
et de pratiquer la responsabilité individuelle étatique,
c.a.d. la souveraineté nationale, pour assurer le bien-être
des peuples européens. Cette formule n'a pas perdu de sa valeur
- au contraire. Elle favorise Ies relations bilaterales et non Ies dictats
bureaucratiques d'ordre supranational. Comme Ies développements
récents dans Ies pays dits socialistes l'indiquent aussi, cette
formule est également applicable au niveau des citoyens. En effet,
leur sens des responsabilités et leur esprit d'entreprise sont indispensables
à tout essor économique.
Heureusement,
nos cousins de l'Est nous ont réveillé à temps vis-à-vis
de ces vérités profondes. Car Ies phénomenes
orwelliens de la concentration du pouvoir et de la divilution (la
division et la dilution) de la responsabilité réelle sont
tout sauf monopolisés par Ies sociétés qui se disaient
socialistes. De plus en plus ils font la loi dans nos grandes entreprises
et institutions nationales et européennes, curieusement dites liberales.
Jean A.Keller
____________
(*) Etude effectuée par
l'équipe de recherche CORUM sous la direction de Jean A.Keller dans
le cadre d'études européennes, notamment sur des zones franches
[voir: "Les Zones Franches
en Europe" .../zonesfranches.htm].
L'éditeur, seul résponsable pour cet inventaire préliminaire,
exprime sa gratitude pour 1'assistance administrative, bibliothécaire
et informatique dont il a pu beneficier de la part de MM.Stopford (Assistant
exécutif du Directeur general de l'Office des Nations Unies à
Genève), de M P.Pelou (Directeur de la Bibliothèque de l'ONU,
Genève), et de ses collaboratrices et collaborateurs, notamment
Irina Gerassimova, W.Simon, M. and N.Wasser, S.Welander, ainsi que pour
les suggestions des professeurs Antoine Fleury, Jacques Freymond et Peter
Tschopp (Geneve), Heribert Golsong (Washington) et Fritz Sturm (Lausanne).
(1) Liste basée notamment
sur: SURBIGUET.M.F., VAGOGNE.P., Liste des Traités et
Accords de la France en vigueur au ler octobre 1988, Ministère
des Relations Extérieures, Direction des Journaux Officiels, Paris
1988 (ci-apres: Liste).
L'absence des Etats baltes de la Liste reflète-t-elle la position
de la France à leur égard? Dans l'Avant-Propos de cette Liste,
il est specifié: "les auteurs des differentes éditions n'ont
agi qu'à titre personnel, et qu'il en est de même pour celle-ci
qui ne saurait donc engager le ministère des Affaires étrangères."
(p.VI)
(2) Voir Bibliographie.
(3) Acte portant reconnaissance et
garantie de la neutralité perpetuelle de la Suisse et de l'inviolabilité
de son territoire, Paris, le 20 novembre 1815, Cour Permanente de Justice
Internationale, serie C, 1930 n°17-l, vol.11, p.1191.
(4) Convention
relative au Territoire de Memel, 8 mai 1924, S.D.N., n° 736, vol.29,
p.852. Sous reserve des conditions y inscrites, l'Empire Britannique, les
Etats Unis, la France, 1'Italic et le Japon ont transféré
à la Lithuanie
"tous les droits et titres qu'ils
tiennent de l'Allemagne, en vertu de 1'article 99 du Traite de Versailles,
sur [ce] territoire" (art.l), et:
"les droits de souveraineté
sur le Territoire de Memel ou l'exercice de ces droits ne pourront être
transférés sans le consentement des Hautes Parties contractantes."
(art. 15) Or, nul consentement formel n'a pu être constaté
a ce jour.
Le Statut du Territoire de Memel fait partie intégrante
de cette convention (art.16) apparament non-abrogée. De surcroît,
la Cour Permanente de Justice Internationale a constaté que
"le
Statut de Memel doit être tenu pour un arrangement de nature conventionelle,
liant la Lithuanie" (11.8.32 CPJI p.300).
II convient donc de noter que des droits commerciaux
intéressants se prêtent ainsi aux autorités actuelles
- y compris les Hautes Parties contractantes et leurs successeurs - pour
être réanimés sans autre et avec de multiples bénéfices,
notamment pour les peuples concernés. Car, le Statut de Memel, dans
son Annexe II, article 13, specifie explicitement:
1. The Assembly,
2. On the twentieth anniversary of the occupation
and forcible incorporation into the Soviet Union of the three European
States of Estonia, Latvia and Lithuania,
3. Notes that this illegal annexation took place
without any genuine reference to the wishes of the people;
4. Expresses sympathy with the sufferings of the
Baltic peoples and assures them that they are not forgotten by their fellow
Europeans;
5. Is confident that Communist oppression will not
succeed in crushing their spirit and faith in freedom and democracy;
6. Notes that the independent existence of the Baltic
States is still recognised de jure
by a great majority of the Governments of the nations of the free world;
7. Urges member Governments to support appropriate
efforts of Baltic refugees to maintain their natural culture, traditions
and languages, in anticipation of the time when Estonia, Latvia and Lithuania
will be able to play their part as free nations in our democratic international
institutions.
______
(1) Assembly debate on 28th September 1960 (19th
Sitting) (see Doc 1173, Report of the Committee on Non-represented Nations)
Text adopted by the Assembly on 29th September 1960 (20th Sitting).
traités
conclus par la France avant 1983
WORLD TREATY
INDEX
SECOND EDITION VOLUME 4
1983
Peter H. Rohn
Director, Treaty Research Center University of Washington
ABC-Clio Information Services, Santa Barbara, California - Oxford,
England
"Les droits et obligations résultant de conventions conclues antérieurement à l'entrée en vigueur du présent traité, entre un ou plusieurs Etats membres d'une part, et un ou plusieurs Etats tiers d'autre part, ne sont pas affectés par les dispositions du présent traité. Dans la mesure où ces conventions ne sont pas compatibles avec le présent traité, le ou les Etats membres en cause recourent à tous les moyens appropriés pour éliminer les incompatibilités constatées. En cas de besoin, les Etats membres se prêtent une assistance mutuelle en vue d'arriver à cette fin, et adoptent le cas échéant une attitude commune. Dans l'application des conventions visées au premier alinéa, les Etats membres tiennent compte du fait que les avantages concentis dans le présent traité par chacun des Etats membres font partie intégrante de l'établissement de la Communauté et sont, de ce fait, inséparablement liés à la création d'institutions communes, à l'attribution de compétences en leur faveur et à l'octroi de mêmes avantages par tous les autres Etats membres."
"La fonction de l'article 234 est de préserver les droits des Etats tiers en permettant aux Etats membres de respecter leurs obligations internationales contractées antérieurement à l'entrée en vigueur du Traité de Rome en ce qui les concerne. Ainsi se trouve réglés les problèmes de conflits d'engagements des Etats membres. ... Cet article consacre donc un principe générale de droit international clairement exprimé à l'article 30 de la Convention de Vienne, s'agissant de traités successifs portant sur la même matière. En instaurant de la sorte une priorité d'application au profit des obligations antérieurement souscrites pour les Etats membres, le Traité de Rome adopte une solution conforme au droit commun qui s'écarte, par exemple, de celle imposée par l'article 103 de la Charte des Nations Unies. Cette règle de conflit entre engagements des Etats membres a maintes fois été rappelée par la Cour de Justice des Communautés".
LE CONSEIL DES COMMUNAUTES EUROPEENNES,
vu le traité instituant la Communauté
économique européenne, et notamment son article 113,
vu la décision 69/494/CEE du Conseil, du
16 décembre 1969, concernant l'uniformisation progressive des accords
relatifs aux relations commerciales des Etats membres avec les pays tiers
et la négociation des accords communautaires (JO n° L 326 du
29. 12. 1969, p. 39), et notamment son article 3,
vu la proposition de la Commission,
considérant que, pour les traités
d'amitié, de commerce et de navigation et accords similaires conclus
par les Etats membres, la tacite reconduction ou le maintien en vigueur
au-delà de la periode de transition a été autorisé
en dernier lieu par la decision 89/150/CEE (JO n° L 58 du 1.
3. 1989, p. 63);
considérant que les Etats membres interesses
ont demandé l'autorisation de reconduire tacitement ou de maintenir
en vigueur les dispositions dont les matières relèvent de
la politique commerciale commune au sens de 1'article 113 du traité
et qui sont contenues dans les traités d'amitié, de commerce
et de navigation et accords similaires énumeres en annexe, afin
d'éviter une discontinuité dans leurs relations commerciales
conventionnelles avec les pays tiers concernés;
considérant toutefois que la plupart des
domaines couverts par lesdites dispositions des traités et des accords
nationaux font desormais 1'objet d'accords communautaires; que, dans ces
conditions, il s'agit d'autoriser le maintien de ces dispositions pour
les seuls domaines non couverts par des accords communautaires; que, par
ailleurs, cette autorisation ne peut porter atteinte à 1'obligation
qu'ont les Etats membres d'éviter et, le cas échéant,
d'éliminer toute incompatibilité entre ces traités
et accords et les dispositions du droit communautaire;
considérant que, en outre, les dispositions
des traités et des accords à reconduire tacitement ou à
maintenir en vigueur ne doivent pas constituer, pendant la periode considerée,
une entrave a la mise en oeuvre de la politique commerciale commune;
considerant que les fitats membres interesses ont declare que la reconduction
tacite ou le maintien en vigueur de ces traites et accords ne serait pas
de nature a empecher 1'ouverture des negociations commerciales communautaires
avec les pays tiers concernes et le transfert des matieres commerciales
des accords bilateraux existants dans des accords communautaires;
considérant que, à l'issue de la consultation
prevue a 1'ar-ticle 2 de la decision 69/494/CEE, il a été
constaté, comme le confirment les déclarations précitées
des Etats membres concernés, que les dispositions des traités
et accords bilateraux en question ne constituent pas, pendant la periode
considerée, une entrave à la mise en oeuvre de la politique
commerciale commune;
considérant toutefois que les Etats membres
interessés ont declaré être disposés à
proceder à l'adaptation ou, le cas échéant, à
la dénonciation de ces traités et accords, dans la mesure
où la reconduction tacite où le maintien en vigueur des dispositions
qui ont trait a des matières relevant de l'article 113 du traité
apparaîtrait, pendant la période considerée, comme
une entrave à la mise en oeuvre de la politique commerciale commune;
considérant que les traités et accords
concernés contiennent des clauses de dénonciation moyennant
un delai de préavis se situant entre trois et douze mois;
considérant que, dans ces conditions, rien
ne s'oppose à la tacite reconduction ou au maintien en vigueur des
dispositions en question jusqu'au 31 decembre 1991,
A ARRETE LA PRESENTE DECISION:
Albanie Traité
de commerce et de navigation 14.12.1963
Canada Convention
d'etablissement et de navigation 12.5.1933
Colombia
Convention relative à l'établissement des nationaux,
au commerce et a la navigation 30.5.1892
Costa Rica
Traité de commerce 30.4.1953
Cuba Convention
commerciale et protocole 6.11.1929
Equateur
Accord commercial 20.3.1959
El Salvador
Traité de commerce 23.3.1953
Etats-Unis
Convention de navigation et de commerce, modifiée 17.7.1919
Hongrie Convention
commerciale 13. 10. 1925
Iran Convention
d'etablissement et de navigation 24.6.1964
:
Liberia
Traité de commerce et de navigation 17.4.1852
Libye Convention
de coopération économique 10.8.1955
Paraguay
Accord commercial 11.9.1956
Pologne Traité
de commerce et de navigation 22.5.1937
Republique Dominicaine
Accord commercial (') 20.12.1954
Roumanie Convention
de commerce et de navigation 27.8.1930
Tchecoslovaquie
Convention commerciale 2.7.1928
Turquie Convention
de commerce et de navigation 29.8.1929
Uruguay Convention
de commerce et de navigation 4.6.1892
" Protocole additionnel
30.12.1953
Venezuela
Accord de commerce et de navigation 26.7.1950
:
Yougoslavie
Convention de commerce et de navigation 30.1.1929
_______
(') Reconduction autorisée sous réserve
d'une déclaration du gouvernement français concernant les
articles 11 et 12 relatifs à l'obligation d'achat de tabac.
15 nov 2001 "Décision du Conseil autorisant la tacite reconduction ou le maintien en vigueur des dispositions dont les matières relèvent de la politique commerciale commune, contenues dans les traités d'amitié, de commerce et de navigation et dans les accords commerciaux, conclus par les États membres avec les pays tiers - 2001/855/CE" (JO no L 320 du 5.12.2001 p.13-27, .../EU855.pdf).
Ainsi ont été formellement réservé et conservé quelques 592 traités d'amitié, de commerce, de navigation et d'établissement que les 15 membres de l'Union Européenne ont conclu avant leur adhésion à l'UE avec de pays tiers - le plus ancien étant celui conclu en 1815 entre les Etats Unis et le Royaume-Uni de Grande Bretagne.Parmi les anciens traités conclus par les membres de l'Union Européenne avec des pays tiers et que l'UE a ainsi formellement reconnu comme primant le droit européen, figurent notamment:
| Deutschland
Afghanistan 31.1.1958 Argentinien 19.9.1857 25.11.1957 Brasilien 1.7.1955 Chile 2.2.1951 2.11.1956 Dominikan. Rep. 23.12.1957 Ekuador 1.8.1953 El Salvador 31.10.1952 Gabun 11.7.1960 Indien 19.3.1952 31.3.1955 Indonesien 22.4.1953 Iran 17.2.1929 Japan 20.7.1927 1.7.1960 Jugoslawien 11.6.1952 16.7.1964 Kamerun 8.3.1962 Kolumbien 9.11.1957 Neuseeland 20.4.1959 Pakistan 4.3.1950 9.3.1957 Paraguay 25.7.1955 30.7.1955 Peru 20.7.1951 Philippinen 28.2.1964 Saudi-Arabien 26.4.1929 31.3./10.7.1952 Schweiz 13.9.1977 Somalia 19.1.1962 Sri Lanka 1.4.1955 Südkorea 8.4.1965 Tansania 6.9.1962 Türkei 27.5.1930 27.2.1952 Uganda 17.3.1964 Uruguay 18.4.1953 Verein. Staaten 29.10.1954 France
|
Italia Africa del Sud 10.3.1884 28.5.1906 13.7.1907 1.5.1948 Argentina 1.6.1894 31.1.1895 4.3.1937 4.3.1937 Bulgaria 19.12.1950 Cile 12.7.1898 Colombia 19.6.1952 Corea del Sud 9.3.1965 Cuba 12.7.1898 29.12.1903 9.9.1950 Ecuador 12.8.1900 26.2.1911 El Salvador 30.3.1953 21.12.1955 Giappone 31.12.1936 Guatemala 6.6.1936 Haitï 14.6.1954 India 6.10.1959 7.7.1964 Indonesia 23.3.1951 Iran 26.1.1955 9.2.1955 29.1.1958 23.3.1961 Israele 5.3.1954 5.1.1956 11.2.1964 Iugoslavia 31.1.1955 1.7.1967 30.4.1969 Libano 15.2.1949 4.11.1955 Liberia 23.10.1862 24.11.1951 Malta 28.7.1967 Marocco 28.1.1961 24.2.1963 Messico 15.9.1949 28.10.1963 20.7.1963 Nicaragua 25.1.1906 Nuova Zelanda 24.11.1967 Pakistan 10.1.1963 Panama 7.10.1965 Paraguay 8.7.1959 Perù 23.12.1874 Polonia 12.5.1922 Rep. araba d'Egitto 29.4.1959 Rep. Dominicana 18.2.1954 Romania 25.11.1950 Siria 10.11.1955 Somalia 1.7.1960 Stati Uniti 2.2.1948 26.9.1951 Tunisia 23.11.1961 2.8.1963 Svizzera 27.1.1923 28.11.1925 30.12.1933 21.10.1950 Turchia 29.12.1936 Ungheria 4.7.1928 28.3.1950 URSS 11.12.1948 Uruguay 26.2.1947 Venezuela 19.6.1861 29.6.1939 Yemen 4.9.1937 5.10.1959 |
Nederland
Afghanistan 26.7.1939 Arab.Rep.Egypte 17.3.1930 21.3.1953 Argentinië 25.11.1957 Bolivia 30.5.1929 Brazilië 15.3.1937 Bulgarije 1./9.3.1922 Canada 11.7.1924 Colombia 1.5.1829 Costa Rica 3.6.1957 El Salvador 13.3.1956 Ethiopië 30.9.1926 Guatemala 12.5.1926 Haïti 7.9.1926 Hongarije 9.12.1924 Iran 20.6.1928 Japan 6.7.1912 Jemen 12.4.1939 Joegoslavië 28.5.1930 Liberia 20.12.1862 Marokko 20.12.1862 Maskate 27.8.1877 Mexico 27.1.1950 Polen 30.5.1924 Roemanië 29.8.1930 Tsjechoslowakije 20.1.1923 Turkije 21.11.1929 6.9.1949 Uruguay 29.1.1934 26.6.1953 Venezuela 11.5.1920 Verenigde Staten 27.3.1956 Zaïre 27.12.1884 Zuid-Afrika 20.2.1935 United
Kingdom
|
Traité établissant
une Constitution pour l'Europe
Article IV-437 Abrogation des traités antérieurs
1. Le présent traité établissant une Constitution
pour l'Europe abroge le traité instituant la Communauté européenne
et le traité sur l'Union européenne, ainsi que, dans les
conditions prévues par le protocole relatif aux actes et traités
ayant complété ou modifié le traité instituant
la Communauté européenne et le traité sur l'Union
européenne, les actes et traités qui les ont complétés
ou modifiés, sous réserve du paragraphe 2 du présent
article.
2. Les traités relatifs à l'adhésion:
a) du Royaume de Danemark, de l'Irlande et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne
et de l'Irlande du Nord;
b) de la République hellénique;
c) du Royaume d'Espagne et de la République portugaise;
d) de la République d'Autriche, de la République de Finlande
et du Royaume de Suède, et
e) de la République tchèque, de la République
d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de
Lettonie, de la République de Lituanie, de la République
de Hongrie, de la République de Malte, de la République de
Pologne, de la République de Slovénie et de la République
slovaque
sont abrogés.
Toutefois:
— les dispositions des traités visés aux point a) à
d) qui sont reprises ou visées dans le protocole relatif aux traités
et actes d'adhésion du Royaume de Danemark, de l'Irlande et du Royaume-Uni
de Grande-Bretagne et de l'Irlande du Nord, de la République hellénique,
du Royaume d'Espagne et de la République portugaise, et de la République
d'Autriche, de la République de Finlande et du Royaume de Suède
restent en vigueur et leurs effets juridiques sont préservés
conformément à ce protocole,
— les dispositions du traité visé au point e) qui sont
reprises ou visées dans le protocole relatif au traité et
acte d'adhésion de la République tchèque, de la République
d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de
Lettonie, de la République de Lituanie, de la République
de Hongrie, de la République de Malte, de la République de
Pologne, de la République de Slovénie et de la République
slovaque restent en vigueur et leurs effets juridiques sont préservés
conformément à ce protocole.
In this, the 100th year of de Gaulle's
birth, and two decades after he resigned from office, it is intriguing
to reflect on how the great French president would have reacted to the
extraordinary upheavals of our time.
My own encounters with de Gaulle were
brief and onesided. The first occurred at an Elysee reception during President
Nixon's Paris visit in 1969. An aide ushered me into de Gaulle's presence.
The president wasted no time on pleasantries. Eying me aloofly, he opened
with a painful question: "Why do you not withdraw from Vietnam?"
"Because," I replied somewhat lamely,
"it would undermine our credibility." "Where?" de Gaulle demanded.
"In the Middle East," I suggested.
Gazing into the distance with seeming
melancholy, de Gaulle said: "How very odd. In the Middle East, I thought
it was your adversaries who have the credibility problem."
The encounter was quintessential de
Gaulle. He did not believe that diplomacy required charm or personal relations
but rather, and above all, a proper perception of the relations of forces.
If these are correctly calculated, diplomacy can be successful. If not,
neither good will nor charm can serve as a substitute. A basic aim of de
Gaulle's foreign policy was to liberate France from the vagaries of personality.
This embroiled him into frequent clashes with the United States.
American leaders were outraged by
what they considered doubts about their good faith. But de Gaulle was trying
to provide for the time when his American contemporaries would be gone
from the scene and America would become absorbed in its own problems or
with other continents — a time that may not be too far distant.
In other words, de Gaulle's clashes
with America reflected entirely different sets of historical experience
and perspective.
At the end of World War II. the United
States emerged from its historic isolation into a position never enjoyed
by any other nation. With less than a fiftieth of the world's population,
it was producing more than a third of all the world's goods and services.
It possessed an atomic monopoly. Its involvement in wars had been to respond
to major threats perceived as temporary after which it seemed safe to withdraw
again into isolation. Its commitment to foreign economic programs reflected
the conviction that domestic strains result above all from discrepancies
between expectation and reality and can be overcome by the mobilization
of resources.
The two great postwar American initiatives
—NATO and the Marshall Plan — marvelous-ly responded to immediate problems
even though they were based on premises about the nature of international
relations that were as unique, indeed idiosyncratic, as America's history:
that cooperation among nations is its own justification, that peace is
natural and that division of labor is adequate motivation for the conduct
of each ally.
De Gaulle emerged from a diametrically
opposite historical experience. He led a country turned cautious by too
many enthusiasms shattered, skeptical by too many dreams proved fragile,
and conditioned not by his nation's1 sense of power or cohesion, but by
its latent vulnerability.
De Gaulle did not believe that peace
was the , natural condition among states: The world is full of opposing
forces.... The competition of efforts is the condition of life.... International
life, like life in general, is a battle."
Whereas American leaders stressed
partnership, de Gaulle emphasized equilibrium. While Washington wanted
to assign each ally a part in the overall task, de Gaulle believed that
cooperation was meaningful only so long as each partner had a real choice.
Washington, conscious of America's stability, focused on immediate, practical
tasks; it urged an alliance structure which in the name of integration
made separate action physically impossible-. De Gaulle, governing a country
wracked by generations of war and civil conflict, insisted that the manner
of cooperation was as important as the goal itself. France, if it was to
recover its identity, had to be perceived as acting voluntarily and therefore
had to have freedom of choice.
De Gaulle inevitably opposed a NATO
in which French forces were placed under foreign command and a Europe that
dissolved French identity in a maze of supranational institutions. He warned
that supranationalism was incompatible with France's identity as if "self-renouncement
were henceforth its sole possibility and even its only ambition." He considered
this view not inconsistent with his advocacy of a united Europe "so that
gradually there may be established on both sides of the Rhine, of the Alps
and perhaps of the Channel the most powerful, prosperous and influential
complex m the world." And he never strayed from affirming the importance
of the American alliance even while doubting that America could, or wanted
to, retain indefinitely its commitment to Europe — especially in the nuclear
field. In fact, during the Cuban missile crisis, American officials were
as astonished as they were pleased by de Gaulle's all-out support.
Americans had a tendency to accuse
de Gaulle of delusions of grandeur. The fact was that American leaders,
though personally humble, were cocksure about the future. By comparison,
de Gaulle's arrogant style was in part designed to reinsure against the
French nightmare in which the unexpected formed the most central historical
experience. It was in the end a case of personal humility and historical
arrogance on the part of the Americans clashing with the personal arrogance
and historical humility of de Gaulle.
I bring up these ancient quarrels because the upheavals
of the past year have suddenly given de Gaulle's view a new relevance.
He would not have been surprised by the difficulties in which the Soviet
system finds itself. Indeed he might well claim to have foreseen it at
the height of the Berlin crisis of 1959: "There is in this uproar of imprecations
and demands organized by the Soviets something so arbitrary and so artificial
that one is led to attribute it either to the premeditated unleashing of
frantic ambitions, or to the desire of drawing attention away from great
difficulties. This second hypothesis seems all the more plausible to me
since, despite the coercions, isolation and acts of force in which the
Communist system encloses the countries which are under its yoke, and despite
certain collective successes which it has achieved by drawing upon the
substance of its subjects, actually its gaps, its shortages, its internal
failures, and above that its character of inhuman oppression, are felt
more and more by the elites and the masses, whom it is more and more difficult
to deceive and to subjugate."
Yet, the suddenness of the collapse
would have confronted de Gaulle with a contingency he could neither foresee
nor sardonically dismiss: the sudden emergence of a powerful united Germany.
In his more exalted moments, de Gaulle
implied that his remedy for that prospect was the force defrappe. "How
will you keep Germany from dominating a Europe based on the nation state?"
I asked him once during another one-sided conversation. "By war (par la
guerre)," shot back de Gaulle.
But as a political leader de Gaulle
was both more supple and more realistic. In the 1960s, de Gaulle obviously
believed that it was possible to construct European equilibrium based on
French political dominance, the division of Germany, West German economic
strength and a continued though reduced American presence. In this scheme
everybody had some role: The Soviet Union would see to the division of
Germany, the United States would defend Western Europe against the Soviet
Union, and France would in time take over the political leadership of Western
Europe backed by German economic strength.
The pattern was however too Cartesian,
that is to say top intricate. It left too little scope for the unpredictable.
At any rate, it has collapsed. De Gaulle would surely recognize that the
Soviet military threat has declined, that the American commitment to Europe
is being reassessed and that France simply does not have the strength to
organize a new European equilibrium by herself. The traditional French
option to contain Germany by rapprochement with Russia is precluded by
either of the foreseeable outcomes of the Soviet internal conflict: If
there is chaos, Russia will be too weak to act as a counterweight to Germany;
if Russian nationalism prevails, a Soviet Union with thousands of nuclear
weapons might rediscover he-gemonial aspirations. Nor in Europe of 18th-century
diplomacy is it a foregone conclusion that the Soviet Union would opt for
France as a partner. In any event, the least attempt to encircle Germany
would almost surely reawaken the very nationalism that is France's nightmare.
So at the end of the road designed to make America more dispensable, the
United States has emerged «za'n as the key to the European equilibrium
— though it remains to be seen whether Washington understands that opportunity.
In these circumstances, I suspect
that de Gaulle would pursue two courses: he would accelerate his long-range
goal of European political unity. And he would rediscover new virtues in
the Atlantic alliance.
De Gaulle would not in my view convert
to the supranational concepts of Jean Monnet. More than ever, he would
reject the counsels of integrationists looking to strengthen supranationalism
in the field of economics. He would surely oppose a Europe run by functionaries.
His attitudes in that respect would not differ too much from those of Prime
Minister Margaret Thatcher.
But he would part company with the
doughty British prime minister with respect to European unity in the political
and security fields. Given his faith in the primacy of political leaders
over bureaucrats and of foreign policy over economics, de Gaulle would
make every effort to build a united Europe in the political and security
fields. Paradoxically, side by side with resisting a supranational bureaucracy,
he might well espouse a system of majority decision in the Council of Ministers,
calculating that such a system would give France two options. His preference
would surely be the closest association with Germany. He would go to great
lengths to avoid a Franco-German conflict; to even greater lengths to achieve
common positions. But if despite all efforts, the temptations of Germany's
central position become too great, de Gaulle might resort to the option
of closer cooperation with the other nations of Western Europe. Either
option would enable France to have a decisive impact on the majority vote.
De Gaulle's goal would not be rivalry, however, but European unity leading
to the creation of a European defense system under European command to
which France together with Britain might contribute part of their nuclear
forces, especially with respect to threats to Germany.
Ironically, the collapse of Soviet
power and the emergence of Germany would transform de Gaulle's approach
to America's European role. As a cool calculator he would recognize that
the French and British nuclear forces are last desperate resorts accentuating
rather than attenuating the need for American assistance in all other circumstances.
He would understand, top, that while ethnic rivalries and economic crisis
have changed the nature of the Soviet conventional threat, the Soviet nuclear
stockpile of more than 10,000 warheads is essentially unimpaired. He would
therefore seek an American commitment to the nuclear defense of Europe,
which he would regard as substantially empty without an American presence.
But de Gaulle's reasoning would not
be simply or even primarily military. The fear of American domination that
governed his actions 25 years ago would have largely disappeared under
the impact of a greater balance in the world's economy, the imminent withdrawal
of a large part of America's ground forces from Europe and the emergence
of European institutions for foreign policy and defense.
Regarding the American presence in Europe as an essential
component of the European equilibrium, de Gaulle would see the advantage
of relating Germany to a Western superpower and to the confidence inspired
in the rest of Western Europe by the presence of a country that three times
in this century proved essential to preserving the balance of power in
Europe. Yet, as a student of history, de Gaulle would also recognize and
fear the strong forces proclaiming that America has won the Cold War and
should now leave Europe to the Europeans. So he would calculate that America
cannot be present in Europe politically without a revival of a sense of
Atlantic community with some common tasks for all its members.
Thus de Gaulle would probably come
full circle as an advocate of NATO. He would know that a united Germany
could not remain part of an integrated NATO command indefinitely unless
France joined as well And this decision would be eased by the emergence
of a unified European voice within NATO.
Of course, de Gaulle would insist
on an equal voice for Europe in global policies. And he. would mqfrtaiTi
a friendly option toward the East designed to counterbalance the French
fears of German aberration and American isolationism without pushing the
Eastern option to the point where it evokes these dangers.
This is surely an unsentimental picture
of a leader sentimental only about his own country. But de Gaulle was convinced
also that his approach was far from selfish.
The battle which our country is waging,"
he said, "tends to unite and not to divide, to honor and not to debase,
to liberate and not to dominate. Thus it is faithful to its mission which
always was and which remains human and universal."
Perhaps de Gaulle's greatest achievement was to institutionalize
his approach to foreign policy. Every successor of whatever party has more
or less followed his basic philosophy. So it is possible that much of what
is described here will emerge as French policy in the not too distant future.
Then it remains to be seen whether French rationality can manage the intangibles:
Britain's willingness to join Europe, German self-restraint and America's
willingness to play a role at once more modest and more crucial.
a)
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d)
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