Passage de l'an 2000:
alerter la Protection civile?
  par  Giles Egger, rédacteur-en-chef, GHI (Genève Home Informations), 13 août 1998
Ce n'est pas un gag.
La menace du passage de l'an 2000, mal géré par les ordinateurs, est réelle.
Et si la Suisse devenait un centre de sécurité?

    Un document sur internet (www.gic.ch/git/y2k.htm) mentionne une motion du conseiller aux Etats Carlo Schmid-Sutter.  Il interpelle le Conseil fédéral et lui propose de prendre des mesures d'urgence (lire ci-dessous).  Est-ce inutilement alarmiste?

    Les spécialistes de l'informatique ont plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme.  Le passage à l’an 2000 ne se fera pas sans quelques anicroches.  On a souri,  Or, ce pourrait être très grave.  Dans les banques, les assurances ou à la poste, si l’ordinateur prend en compte l’année 1900 à la place de 2000, la différence peut être très ennuyeuse pour vous.  On sait que beaucoup de machines ne prendront rien du tout en compte e seront tout simplement „plantées".

Réseaux finis

    Une des grandes inquiétudes que l’on peut nourrir pour ce passage est celle des réseaux, électricité, gaz et eau.  Peut-être que les Suisses seront prêts, mais les autres?  La plupart des réseaux sont interconnectés.  Il suffit d’un effondrement majeur quelque part pour que cela ait des répercussions importantes chez nous.

    Les ordinateurs posent problème mais ils ne sont pas les seuls.  Des quantités d’appareils, de capteurs ou d’instruments contienne des puces.  Parfois oubliées.  Lesquelles sont adaptées à un changement de date?

La Suisse comme secours

    La motion Schmid va plus loin et propose une solution originale.  Que la Suisse fasse oeuvre de pionnier et devienne le „centre de sécurité", notamment bancaire, du monde.  Il n’est pas exclu qu’une panique s’installe et qu’il y ait un besoin de sécurité.  Le système de défense civile suisse a une expérience rodée qui pourrait, pour une fois, être réellement utile.  Les autorités sont chargées d’étudier la proposition extrême originale suivante: plutôt que d’attendre une éventuelle catastrophe, la Suisse la précéderait.  En déconnectant par exemple son réseau électrique, remplacé par les mesures de secours minimales de la protection civile.  Une fois le cap passé, la remise en route sous surveillance sera plus facile que si c’est la panne générale.  Notre pays pourrait donc se positionner en offrant ses bons offices avant la date fatidique, avec les garanties traditionnelles de confidentialité, essentiels pour les banques et les privés étrangers.  Un accès d’urgence aux capitaux et aux services serait garanti et rendrait le passage à l’an 2000 moins catastrophique que prévu.  Utopie?  Les autorités répondront ...

Motion Schmid (98.3359, 26 juin 1998)
 

 

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