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LEX AMERICANA UNIVERSALIS

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21.Mai 12    Nebeneffekte der Geldwäscherei-Bekämpfung, NZZ, Martin Killias et al.
28 Jun 11   US hypocrisy: A Little House of Secrets on the Great Plains, YAHOO.finance, Kelly Carr et al.
18 Jun 11   BARRONS: The world knows America can pay its debts. It doesn't know if America will. Thomas G.Donlan
13 Jun 11   US demands tax tolerance of foreign financial groups, Financial Times, Gillian Tett
12 Jun 11   Tax compliance bill drives expat to despair of US, Financial Times, Vanessa Houlder
18.Dez 09   lex americana limits: Alte Schule, NZZ, sig
20 Jul 09   The Global Reach of U.S. Financial Services Regulation, tradersmagazine.com, Stephen J Nelson, commentary
15 Dec 06   Pacts Americana?, NYT, DAVID KAYE
8 Oct 06   Links with "Rogue States": US Treasury leans on Western banks, The Observer, Conal Walsh
6 Oct 06   U.S. changes to travel initiatives could spell tourism disaster for Bahamas & Caribbean, Briland
21 sep 06   Washington invite les banques suisses à couper les liens avec l'Iran, Le Temps, Yves Genier
14. Sep 06   "Soft Laws" Bundesrat H.R.Merz an der Bankiertagung
8 Sep 06   From Hijacked Anti-Terrorism Laws to Promoting Individual Responsibility, Anton Keller
28 Aug 06   Sarbanes-Oxley war ein kolossaler Fehler, NZZ, wm
4. Aug 06   Costly FATF-imposed money laundering regulations fail to meet targets, Swissinfo
22.Juli 06   Datenschutz - ein vernachlässigtes Grundrecht, NZZ, Leitartikel
3 July 06   Banks slammed for downplaying CIA probe, nzz.ch, Matthew Allen
2. Juli 06   «Bankgeheimnis büsst Kraft ein», NZZ am Sonntag, D.P. Bernet interviewt Konrad Hummler
1.Juli 06   Schweiz verhält sich gegenüber den USA zu devot, Tages-Anzeiger, A. Bundi, Kommentar
13 June 06   Warning of regulatory switch if US exchange acquired LSE, Financial Times, Norma Cohen
7 juin 05   Les projets libre-échangistes de Bush se heurtent à une farouche résistance.
    Bush, devant l’âpre résistance, cherche a conclure des traités avec de petits Etats.
    La Suisse s’intéresse – mais n’en a-t-elle pas déjà un depuis 1850?, Richard Anderegg, AGEFI
15 Nov 04   Teamsters Find Pensions at Risk, Mary Williams Walsh, NYT
25 Oct 04   "Follow the Money - From St.Moritz to Singapore", Anton Keller, WSJE (26 Oct: WSJ),
    adapted from: "Are Swiss Bankers Still Worth Their Salt?"
11 oct 04   "Le fisc américain traque un à un les véhicules couverts par le secret bancaire", Myret Zaki, Le Temps
10 Sep 04   "War on Economic Crime: Qualitative Cost-Benefit Considerations", Anton Keller
10 Sep 04    The Iconoclast's Ten Economic Commandments
30 Sep 03   "Wirtschaftliche Kriegsführung der USA gegen die Schweiz?" (US economic warfare against Switzerland?),
    parliamentary interpellation 03.3487, Jean Spielmann (automatic English translation of German original)
11 Nov 02   "Tax information exchange serves the intelligence services"
Myret Zaki interviews Anton Keller, LE TEMPS (automatic English translation of French original)
26 Sep 02   Preliminary Issues in Title III Compliance Under the US Patriot Act
Gilbert Morris, Gilbert Morris Associates LTD, Bahamas
10 Sep 02   Responses to the OECD Harmful Tax Practices Initiatives
Anton Keller, Dan Michell, Gilbert Morris, Richard Rahn,
Workshop, Cambridge International Symposium on Economic Crime
30 Aug 02   US Task Force on Information Exchange and Financial Privacy letter to FATF
David R. Burton
2 Jul 02   Conceivable lines of defense against lex americana class actions; Cambridge
4 Mai 002   Satellisierung der Schweiz?,
Pierre Mirabaud, Finanz + Wirtschaft
26 avril 02  - Le devoir particulier que Charles Pictet emmène à Madrid,
Jean-Claude Péclet, Le Temps
April 02  - Preliminary Briefing on Recent International Financial Regulations
Gilbert Morris, Nassau Institute
15 Feb 02  - How did we get into this mess?
Nassau Workshop
9-15 Sep 01  OVERHEARD at the 19th Cambridge International Symposium on Economic Crime
13 Sep 01   Human Rights Issues Arising from Highly Intrusive Investigative Provisions
22 Jun 01   Amerikanische Regierung und Schweizer Banken,
    Interpellation Spielmann (01.3412), Antwort des Bundesrates 12.09.2001
22 juin 01   Américanisation des pratiques bancaires suisses,
    Interpellation Spielmann (01.3412), Réponse du Conseil fédéral 12-09-2001
7 mar 01    Les Suisses se sont mis à plat ventre devant les exigences américaines, Agefi, Richard Anderegg
13 Dez 00   Erkundungsschreiben von NR Luzi Stamm an Bankiervereinigung (Antwort bisher ausgeblieben)
4 Dec 00   Pyrrhic Victory: IRS turns foreign banks into its tax agents, Barrons, Thomas G. Donlan, editorial
4 Dec 00   QI: Stop This Train - Or It Will Stop You!
3 Dec 00   Big brother or financial privacy?, Washington Times, Daniel Mitchell, edpage contribution
24 Nov 00   QI Regulations: das trojanische Pferd für fremde Richter, ASDI/SIPA
22 Nov 00   The IRS Money Laundering Machine: QI Regulations, Anton Keller and Andrew F. Quinlan
7 Nov 00   EFD-Bewilligung gemäss Art.271 StGB
31 Oct 00   QI in light of the U.S.-Swiss Convention of 1850
25 Aug 00   Stop Secret, Anton Ladner, CASH
«Keine Rede von Verletzung des Bankgeheimnisses.»
18 Aug 00   Uncle Sam will in der Schweiz abkassieren, Anton Ladner, CASH
-   US-Steuerbehörden:   Das neue Schweizer Bankenhemmnis
6 Jul 00   Editorial, Franz Schneider, F+W
17 Apr 00   MEMO to a comrade-in-arms
3 Apr 00   Neue US-Quellensteuervorschriften verunsichern Banken und Investoren
Banken als Vertragspartner des IRS, Alfred Preisig, F+W
3 Apr 00   Weitreichende Konsequenzen - Kompromiss mit US-Steuerbehörden erzielt, Claude Baumann, F+W
3 Apr 00   IRS-Crash? – Nein!, Franz Schneider, F+W
19 mar 98   "FUSION UBS/SBS: Bonne Affaire, Fatalité ou Désastre Programmé?", Anton Keller, GHI


FUSION UBS/SBS: Bonne Affaire, Fatalité ou Désastre Programmé?

Anton Keller, Secrétaire, Association Suisse de Défense des Investisseurs  -  9 mars 1998
c.p. 2580,  1211 Genève 2   -  t: 022-7400362, 079-6047707   -   e: swissbit@solami.com
(manuscrite du texte publié le 19 mars 1998 dans Genève Home Informations)


A défaut d’une disposition légale applicable, le banquier agit selon le droit coutumier
et, à défaut d’une coutume, selon les règles qu’il établirait s’il avait à faire acte de législateur.
(adaptation de l'art.1 al.2, Code Civil Suisse)


  La situation est grave.  Sur notre Titanic hélvétique l'air de bal et de casino est mélangée avec une certaine fatigue et un sens de fatalité chez des décideurs.  Ceci a permit aux seigneurs du nouveau ordre mondial et leurs apologistes de s'installer, à l'abordage, au pont de commandement abandonné par l'équipage qui, en rafflant les canots de sauvetage, ont abandonné les passagers à leur sort.  Le deuxième pilier de la prévoyance sociale, un monstre hors contrôle, est devenu l'instrument clé de ces pirates modernes: dans sa conception actuelle, l'assurance sur la prévoyance professionnelle permet tous les magouilles et met en danger non seulement sa propre base mais aussi celui de l’AVS et du troisième pilier.  Or, une prévoyance sociale fiable dépend d'une saine structure économique, sociale et politique enracinée dans des petits et moyens entreprises gérées avec une vision à longe terme, des principes éthiques et des institutions qui ont fait leurs preuves.  En effet, des acteurs majeurs de notre système bancaire se sont engagés dans une folle course aveugle aux profits maximalisés à courte terme.  Ceci met en péril nos forces productrices, notamment la volonté de nos jeunes de s’investir dans notre société par une formation professionelle adaptée.  En négligeant leurs propres racines, en changeant abusivement les règles du jeu, et en rappelant avant terme leurs crédits, une nouvelle génération de faux porteurs du drapeau suisse nettoie ainsi leurs bilans, tout en forçant des milliers de PMEs sains et profitables de choisir entre mettre les clés sous le paillasson ou se réfugier dans les bras d'une nouvelle mafia.

Comment sommes-nous arrivés là?  Est-ce une fatalité inéluctable?  Est-ce qu'il y a encore un pilot dans l'avion?  Et si non, où est le "Fähnlein der Sieben Aufrechten" derrière lequel nous pourrions nous rassembler pour arrêter ce train au désastre avec les moyens du bord - avant qu’il emprunte le viaduc qui, visiblement, n’est pas encore ou plus en place?

1.  Avec l’introduction de l'assurance obligatoire sur la prévoyance professionnelle (LPP) en 1985, une masse des fonds toujours plus importante (1994 env. 275 milliards francs) chasse des titres de placement sûr qui par leur nombre restreint deviennent de plus en plus chers.  Avant 1985, pour assurer la sécurité des fonds de pension, les dirigeants étaient autorisés d’effectuer seulement des "placements en père de famille" (obligations suisses, lettres de gages, etc.).  Déjà dans son message au Parlement sur le LPP de 1975, le Conseil Fédéral a ouvert une brèche pour des placements spéculatifs des fonds de pensions; s'il avait des soucis sur les effets pervers que ces gigantesques fonds pouvaient avoir sur la bourse et le marché des crédits, il les gardait pour lui-même.  Par contre, il se préoccupait du problème de la capacité limité du marché suisse d’offrir des placements adéquates - et rentables - pour ce flot d’argent.

A l’époque, seulement quelques voix rarissimes, comme les parlementaires Brunner et Jauslin (qui finalement ont payé avec la perte de leurs sièges pour avoir sonné l’alarme), ont questionné la sagesse de laisser libre cours à de tels monstres financiers qui ne pouvaient pas manquer de fausser les courses dans la bourse.  Dans l’art.71 LPP on lit donc:

Et tandis que l’ordonnance au LPP fixe des pourcentages plutôt conservatives (comparé à l’étranger) des différents catégories de placements (art.54s), elle a introduit des directives irréfléchies et qui, ici et là, ont produit des effets non-prévus:

 a) le critère de la dimension d’une entreprise (art.50 al.2; ce qui, en pratique, a amené les dirigeants des fonds à considérer une entreprise comme sûr qu’à partir d’une certaine dimension, éliminant ainsi la plupart des PMUs du champ de placement),

b) l'obligation de poursuivre un rendement conforme au marché  (art.51; ce qui, en négligeant la sécurité, a encouragé un cours au profit à court terme), et

c) l’autorisation des placements dans des instruments dérivatifs  (art.56a; ce qui a davantage encore engendré une atmosphère de casino, ces placements figurant parmi les plus risqués, comme le démontre les cas récents: Barings, Rinderknecht, SBS, UBS).

2. Le projet d’une fusion UBS/SBS se présente donc comme un des effets directs de ces innovations suisses des dernières décades.  Au lieu de le traiter comme une fatalité, il y a donc urgence et matière de faire pause et de réfléchir davantage avant de se plonger dans une périlleuse fuite en avance.  En effet, ce projet semble même hautement menacé par des facteurs propres à lui.  P.ex. le rendement sur les fonds propres (ROE: return on equity) de l’UBS et de la SBS est régulièrement plus faible que 10% p.a.  Sous la pression des adeptes du "shareholder value", la nouvelle UBS est censée de produire un maximum de bénéfice pour les shareholders sans se préoccuper outre mesure du sort des autres stakeholders, tels que créditeurs, clients et employés.  Le management s’est fixé un but pour un ROE de 15 à 20% p.a., à savoir un taux de rendement largement au dessus du niveau actuel déclaré.  Ce but nous parait insoutenable, inconsidéré et même dangereux - autant plus qu’il n'est pas exclu que les autorités de surveillance exigeraient une augmentation des capitaux propres à la hauteur des risques de système ainsi amplifiés, ce qui ne manqueraient pas d’accélérer le circulus viciosus décrit ci-dessus.  Il convient aussi de se rendre compte:

1. que la nouvelle UBS serait le produit d'un inceste économique - sans que les avantages normalement associés avec une fructification étrangère pourraient être réalisés; en tant que telle, ses dimensions poseraient problème, autant plus que ses nouvelles orientations et vocations étrangères ne correspondraient guère aux traditions et la culture bancaire suisse et, de toute évidence, seraient même incompatible avec les institutions et l’environnement économique, sociale et politique qui prévaut en Suisse;

2. que de tels buts de rendement favorisent des stratégies, politiques et décisions qui sont risquées  et entraînent l’amputation des organes vitaux (personnel qualifié) qui nourrissaient les pratiques suivies avec succès jusqu’à maintenant;  et

3.  que l’actuel management de l’UBS semble avoir ignoré jusqu’au début janvier 1998 les 15,85% p.a. rendement moyenne (dividende et droits) pour la période 1980-1997 (réponse officielle du 12 janvier 1988 que le département des études économiques de l’UBS à fourni à un actionnaire qui posait le question fin 1997; ainsi on peut se demander si d’autres actionnaires, dans leurs critiques du management, n’étaient pas „right for the wrong reasons").

Les radiations et implications des actuels UBS et SBS à l'intérieur et à l’extérieure indiquent en tout cas des approches alternatifs.  Primo, les règles et innovations de la place financière suisse ne sont pas sans influence sur les grands marchés étrangers. Secondo, en matière fiscale, on a pu constater des effets inattendus des déviations suisses des principes et des innovations de taxation irréfléchi (p.ex. tax militaire). Terzo, nos lois concernant le deuxième pilier furent l’inspiration pour des pratiques dommageables des grands fonds de pensions étrangers.  Nous portons donc une certaine co-responsabilité pour des développements néfastes ici et là.  En mettant le doigt sur les vraies causes des dérapages en cours et en agissant en conséquence aussi vis-à-vis ce projet de fusion, nous avons enfin une occasion de nous décharger de cette co-responsabilité d’une façon bénéfique pour les deux cotés.  Car le choque ainsi provoqué devrait aussi arrêter cette folle course au gigantisme malsaine et exposer l’absurdité économique de créer des entités de plus en plus concentrés (sur des agendas cachées, voir notre site spéciale: http://www.solami.com/a$UBS.htm ).

Justement en matière de concurrence, le législateur suisse a stipulé que „La présente loi a pour but d’empêcher les conséquences nuisibles d’ordre économiques ou social imputables aux cartels et aux autres restrictions à la concurrence et de promouvoir ainsi la concurrence dans l’intérêt d’une économie de marché fondée sur un régime libérale." (art.1 LCart).  Soucieux de la concurrence à l’intérieure des différents secteurs de l’économie, il n’entendait jamais instaurer ou protéger une compétition au profit. ou de favoriser la mentalité du casino.  S’il avait eu la moindre indication à quel point la Suisse serait suivi dans cette course mal considérée - bourse gonflée, fusionitis, manie de performance à courte terme, négligence de sécurité, etc. - il n’aurait jamais emprunté cette voie.  Jusqu’à nouvel ordre, il appartient alors aux acteurs de veiller - par leurs paroles, actes et inactions - à ce que l’économie du marché garde bien sa fonctionnalité et qu’elle reste libérale.

3.  Les banquiers "worth their salt" (qui méritent leur salaire) le sont parcequ’ils connaissent leur métier et respectent les limites à ne pas dépasser pour maintenir la santé économique.  Ils n’exploitent pas des lacunes juridiques sur le dos de la substance.  Il ne suivent pas - comme quelques greenhorns - le dernier guru de passage, ni se laissent aveugler par quelconque aberration de la doctrine qui risquerait de provoquer davantage d’interventions des autorités ou juges étrangers dans nos affaires.  En tant que fiduciaire conscient de leurs nobles traditions, rôles et obligations, ils ne manquent d’agir sans autre dans le sens du législateur et, le cas échéant, de se substituer même à lui, comme indiqué ci-dessus (en paraphrasant l’art.1 CC).  Toute action ou inaction contraire à ces notions traditionnelles du bon sens ne peut pas servir nos intérêts; il contribuera à un affaiblissement, à une menace existentielle non seulement de la banque mais de l’économie et de la place financière suisse toute entière.  Sur notre site Internet - http://www.solami.com - quelques banquiers genevois prévoyants sont mentionnés.  Néanmoins, cela ne suffit pas pour assurer les mesures qui s’imposent sur le plan politique et juridique et qui doivent être prises dans des délais extrêmement courts.  Les autres quatre porteurs du drapeau des justes - dont l'écrivain Zurichois Gottfried Keller nous a déja raconté le siècle dernier - sont alors invités de se présenter rapidement.



Qualified Intermediary Shackles


FINANZ + WIRTSCHAFT, Zürich
3.4.2000  Rubrik: Schweiz  Seite: 31

Neue US-Quellensteuervorschriften verunsichern Banken und Investoren
Banken als Vertragspartner des IRS

VonAlfred Preisig

Noch vor wenigen Jahren wäre es wohl undenkbar gewesen, dass eine Schweizer Bank direkt mit einer ausländischen Steuerbehörde einen Vertrag abschliesst, der die Besteuerung ihrer Kunden betrifft. Doch noch vor Jahresende dürfte eine Mehrheit der Schweizer Banken zu einer solchen Vereinbarung Hand bieten.  Vertragspartner wird nicht irgendeine Steuerbehörde sein, sondern der berühmt-berüchtigte amerikanische Internal Revenue Service (IRS). Dabei erscheint der Hintergrund dieses Vertrags auf den ersten Blick so banal wie legitim. Ein Staat erlässt neue Vorschriften, um der Besteuerung der aus seinen Quellen fliessenden Zinsen und Dividenden Nachdruck zu verleihen. Üblicherweise wäre dies kein Grund zur Aufregung, hätten die Vereinigten Staaten nicht einmal mehr einen Weg gefunden, der dem Rest der Welt einen amerikanischen Stempel aufdrückt.

Lücken im alten System

Selbstverständlich kennen die Vereinigten Staaten schon seit langem eine Quellenbesteuerung von Zinsen und Dividenden. Bis anhin war das System jedoch erstaunlich lückenhaft. So werden gemäss der noch bis Ende Jahr gültigen Regelung  Zinsgutschriften auf Bankguthaben überhaupt nicht erfasst, und die meisten Zinsen von Bonds sind unter der so genannten Portfolio Exemption nach inneramerikanischem Recht von der Quellensteuer befreit. Über die Berechtigung, ein Doppelbesteuerungsabkommen in Anspruch zu nehmen, wird sodann auf Grund der Adresse des Zahlungsempfängers entschieden. Ist beispielsweise der Empfänger einer Dividende eine Bank mit Domizil in der Schweiz, wird die Quellensteuer automatisch von den üblichen 30 auf den Abkommenssatz von 15% reduziert.  Dass die Lücken im amerikanischen System im Falle der Schweiz nicht recht zum Tragen kamen, liegt am «zusätzlichen Steuerrückbehalt USA». Als einziges Land der  Welt sah sich die Schweiz veranlasst, den USA unter die Arme zu greifen, indem sie die reduzierte amerikanische Quellensteuer nachträglich gleich selbst erhob und bei Fehlen einer Rückforderung durch einen schweizerischen Steuerpflichtigen dem IRS ablieferte.

Wer allerdings glaubte, die Schweiz werde deswegen als Musterschüler behandelt und könne künftig eine Sonderregelung in Anspruch nehmen, wurde eines Besseren belehrt. Wie alle andern Banken müssen auch schweizerische Institute mit den neuen Regeln leben.

Qualified intermediary
Künftig werden Banken und andere Finanzintermediäre, die für sich oder ihre Kunden Investitionen in den USA tätigen, strikte Dokumentations- und Reporting-Pflichten zu erfüllen haben. Andernfalls riskieren sie, dass Zahlungen aus den USA einer automatischen Quellensteuer von 30 oder 31% unterworfen werden. Ab dem 1. Januar 2001 müssten nach den neuen Regeln grundsätzlich alle Kunden, die US-Investitionen halten, dem IRS bekannt gegeben werden. Weniger weit gehende  Vorschriften bestehen einzig für Institute, die als Qualified intermediary (QI) anerkannt sind.

Grundlage für den QI-Status ist der eingangs erwähnte Vertrag. Eine Bank, die sich zum Abschluss eines solchen Vertrags bereit erklärt, sichert sich und dem grossen Teil ihrer Kunden einen klaren Vorteil. Sie kann die Quellensteuerentlastung auf  «gepoolter» Basis beantragen und muss in der Regel auch die Identität des wirtschaftlich Berechtigten nicht bekannt geben. Möglich wird dies dadurch, dass die Bank die Voraussetzungen für eine Quellensteuerreduktion selbst prüft.

Worauf sich die Bank einlässt, kann noch nicht abschliessend beurteilt werden.  Wichtige Aspekte des Verfahrens, etwa die Behandlung von Anlagefonds oder dazwischen geschaltete Gesellschaften, sind noch nicht geklärt. Es ist zu hoffen, dass es der Schweizerischen Bankiervereinigung gelingt, auch hier einen vernünftigen Kompromiss mit dem IRS zu erzielen. Es ist nur der Bankiervereinigung zu verdanken, dass eine Lösung gefunden werden konnte, die nicht von vornherein mit dem Bankgeheimnis kollidiert.

Ein weiterer negativer Faktor des QI-Verfahrens ist der damit verbundene Aufwand.  Vor allem die Implementierung des QI-Agreements wird substanzielle Ressourcen der Banken in Anspruch nehmen. Informationstechnologiesysteme müssen angepasst, Kundenidentifikationsprozesse verfeinert und Verhaltensreglemente modifiziert werden. Im Weiteren sollte auch der Bedarf an Personalschulung und Kundeninformation nicht unterschätzt werden. Schliesslich dürfte es kaum erstaunen, dass der Internal Revenue Service nicht darauf vertraut, dass sich die Banken freiwillig an die vertraglichen Vereinbarungen halten werden. Die Einhaltung des Vertrags ist von einer qualifizierten Revisionsstelle zu prüfen. Als Vertreter einer Beratungs- und Buchprüfungsfirma ist man versucht, sich beim IRS zu bedanken.

Sonderfall «US Persons»

Trotz diesem beträchtlichen administrativen Aufwand werden es sich wohl nur wenige Banken leisten können, auf den QI-Status zu verzichten. Ein Abseitsstehen würde den Interessen eines grossen Teils ihrer Kunden widersprechen. Eine Kategorie von Kunden wird durch das QI-Agreement allerdings völlig im Stich gelassen: die «US Persons». Darunter fallen nicht nur Personen mit Wohnsitz in den Vereinigten Staaten,  sondern auch alle übrigen amerikanischen Bürger und Doppelbürger sowie die «green  card holders».

Ungestraft in die USA investieren können nur diejenigen «US Persons», die bereit sind, ihre Identität dem Internal Revenue Service offen zu legen. Sollte ein amerikanischer Kunde damit nicht einverstanden sein, sind er und seine Bank gut beraten, amerikanische Wertpapiere noch vor Ende dieses Jahres zu veräussern. Im Fall einer späteren Veräusserung würde der gesamte Erlös – nicht etwa nur der Kapitalgewinn – mit einem «Backup withholding» von 31% belegt.  Angesichts dieser Sanktionsmöglichkeit sehen sich die Banken mit der unangenehmen Frage konfrontiert, ob sie US- Wertpapiere von Personen, für die ein Bezug zu den Vereinigten Staaten nicht ausgeschlossen werden kann, auch ohne Ermächtigung des Kunden veräussern sollen. In Bankenkreisen wird bereits über das Ausmass der mehr oder weniger freiwilligen Wertpapierverkäufe spekuliert. Dabei wird selbst ein Szenario gehandelt, nach dem der IRS mit diesen Massnahmen einen Börsencrash auslösen wird. An Nervenkitzel sollte es jedenfalls Investoren in US-Aktien zurzeit nicht fehlen.




FINANZ + WIRTSCHAFT, Zürich
3.4.2000  Rubrik: Schweiz  Seite: 31
Autor: Claude Baumann

Weitreichende Konsequenzen - Kompromiss mit US-Steuerbehörden erzielt

Das schweizerische Bankkundengeheimnis besitzt hier zu Lande zweifellos einen hohen Stellenwert. Denn dieser Schutz der Klientel beruht auf einem demokratischen Entscheid und entspricht einem Grundprinzip der liberalen Rechtsstaatlichkeit schweizerischen Charakters. Umso sensibler reagieren Öffentlichkeit, aber auch Behörden und Interessensvertretungen, sobald der leiseste Verdacht aufkommt, das Bankgeheimnis könnte untergraben werden.

Für eine gewisse Besorgnis hat in jüngster Zeit der amerikanische Fiskus gesorgt.  Konkret geht es um neue Quellensteuervorschriften, die ab 1.Januar 2001 in Kraft treten werden. In diesem Zusammenhang sehen sich auch die helvetischen Geldhäuser veranlasst, einen Vertrag mit der US-Steuerbehörde Internal Revenue Service (IRS) einzugehen (vgl. Beitrag nebenan). Zwar sind noch nicht alle Details bekannt, aber in  grossen Zügen steht das Abkommen bereits. Umso erstaunlicher ist es, auf welch geringe Resonanz die Angelegenheit in der Branche bisher gestossen ist, stellt etwa Charles Hermann fest, der als Steuerexperte für KPMG tätig ist.

Zumindest aus dem Kreis der Genfer Privatbankenszene sind gewisse Bedenken laut geworden. So werden unter anderem Fragezeichen hinter die Vorgabe gestellt, dass US-steuerpflichtige Kunden ein Formular (W9) ausfüllen müssen, das ihre Identität und Steuernummer (TIN) offen legt, um weiterhin vom Doppelbesteuerungsabkommen zu profitieren. Davon sind auch Doppelbürger, die im Ausland leben, sowie Inhaber von Greencards betroffen. Diese Regelung beruht auf dem vorgesehenen Qualified-Intermediary-Konzept (QI), das im Prinzip alle Banken unterzeichnen werden, die Geschäfte mit den USA tätigen. Markus Föllmi, Steuerfachmann der UBS, räumt denn ein, dass amerikanische Vorstellungen weltweit grosses Gewicht haben. Auf Grund der Bedeutung ihres Kapitalmarkts besitzen die USA Möglichkeiten, ihre Ziele besser umzusetzen.

Interessant ist allerdings auch, dass die Vereinigten Staaten bis vor drei Jahren noch eine volle Meldepflicht betreffend US-Personen gefordert hatten, unabhängig davon, ob in einem Land ein Bankgeheimnis besteht. Die Schweizerische Bankiervereinigung (SBVg) beeilt sich denn nun auch zu betonen, dass es nach mehreren Gesprächsrunden gelungen sei, den ursprünglich nicht vorgesehen Schutz des Bankkundengeheimnisses voll ins QI-Konzept zu integrieren.

Für die Banken haben die neuen Vorschriften dennoch weit reichende Konsequenzen.  Viele Abläufe müssen überdacht werden, etwa im Bereich der internen Kontrolle (Compliance) und in der Erfassung von Kundendaten und der Aktiven. Auch die Anlagestrategie einzelner Klienten wird betroffen sein, was Mehrkosten verursacht.  Doch rechnen die Fachleute kaum mit einem Mittelabfluss aus den US-Märkten. Der Anteil an US-Kunden, die «schwarz» in amerikanische Papiere investieren, sei nicht so bedeutend, erklären einzelne Bankiers. Käme es dennoch zu substanziellen Rückzügen, hielte der Markt bald Alternativen bereit. Denkbar ist zwar, dass noch vor Ende Jahr einzelne Anleger Papiere abstossen. Dank der hohen Liquidität der US-Märkte sollte dies keinen Einfluss auf den Kursverlauf haben.BC




FINANZ + WIRTSCHAFT, Zürich
3.4.2000  Rubrik: Schweiz  Seite: 35
Autor: Franz Schneider

IRS-Crash? – Nein!

«Praktikus» hat in «Finanz und Wirtschaft» Nr. 17 vom 1. März die neuen amerikanischen Quellensteuervorschriften ins Visier genommen, die ab 1. Januar 2001 in Kraft treten werden. Er hat dabei vor allem die Befürchtung geäussert, dass dadurch das schweizerische Bankgeheimnis unterlaufen und zudem eine massive Flucht aus amerikanischen Wertschriften erfolgen werde. Diese Aussage ist so nicht richtig.

Worum geht es?

Die USA regeln das Verfahren zur Entlastung von amerikanischen Quellensteuern neu.  Unter dem künftigen «Qualified-Intermediary-Konzept» können ausländische Banken die Quellensteuer-Entlastungen auf Zinsen und Dividenden ihren Kunden direkt zukommen lassen, ohne dass deren Identität offen gelegt werden muss. Gleichzeitig soll mit den neuen Vorschriften verhindert werden, dass in den USA steuerpflichtige Personen Anlagen in amerikanische Wertschriften vornehmen, ohne die Erträge zu versteuern.

Die amerikanische Steuerbehörde (IRS) hat – entgegen dem durch «Praktikus» erweckten Eindruck – die neuen Vorschriften nicht in einer Nacht-und-Nebel-Aktion erlassen. Vielmehr wurden in den vergangenen Jahren mit ausländischen Bankenverbänden intensive Gespräche geführt.  Die Schweizerische Bankiervereinigung hat zusammen mit der Eidgenössischen Steuerverwaltung auf diesen Prozess aktiv Einfluss genommen. Namentlich ist es der Schweiz in mehreren Gesprächsrunden gelungen, den ursprünglich überhaupt nicht vorgesehenen Schutz des Bankgeheimnisses vollumfänglich ins QI-Konzept zu integrieren. Die Anfang dieses Jahres veröffentlichte definitive Version der neuen US-Vorschriften sieht für Länder mit einem Bankgeheimnis ausdrücklich eine Sonderregelung vor.

Jene Banken hingegen, die den Status eines Qualified Intermediary nicht annehmen wollen, können – dies ist einzuräumen – ab 1. Januar 2001 nur noch für Kunden in amerikanische Wertschriften investieren, die bereit sind, ihre Identität offen zu legen.   Die Schweizerische Bankiervereinigung hat ihre Mitglieder bereits wiederholt über das neue Verfahren orientiert. Weitere Informationen werden folgen, sodass auch die Bankkunden orientiert werden können.

Schweizerische Bankiervereinigung
 




FINANZ + WIRTSCHAFT, Zürich
6.7.2000  Rubrik: Kapitalanlagen  Seite: 15
Autor: Franz Schneider

Editorial

Wenn Sie in diesen Tagen von Ihrer Bank im Zusammenhang mit den neuen amerikanischen Quellensteuervorschriften Post erhalten, lohnt es sich, die Papiere genau unter die Lupe zu nehmen. Es kann, falls Sie sich nicht richtig verhalten, in Zukunft unangenehme Konsequenzen für Ihre Anlagen in Übersee haben. Von den neuen Vorschriften, über die wir – unter anderem in dieser Kolumne – bereits berichtet haben, sind jedenfalls weit mehr Leute betroffen, als man glaubt.

Sind Sie eine US-Person?

Nur wenn Sie, liebe Leserin, lieber Leser, mit Bestimmtheit keine so genannte US-Person sind, ändert sich für Sie nichts. Sollte die Eidgenössische Steuerverwaltung mitspielen und nicht mehr am Steuerrückbehalt USA festhalten, was allerdings noch offen ist, werden ab 2001 85% des Dividendenertrags amerikanischer Aktien gutgeschrieben. Sind Sie hingegen nach amerikanischer Lesart eine US-Person, dann verlangt Amerika eine Offenlegung Ihrer Identität – ohne Ausnahme. Sie könnten sich dem zwar widersetzen, haben dann allerdings die Konsequenzen zu tragen. Ihre amerikanischen Wertpapiere sollten dann am besten noch in diesem Jahr veräussert werden, denn ab Januar 2001 müsste sonst Ihre Bank eine happige Sicherungssteuer (Back-up witholding tax) von 31% auf den anfallenden Erträgen und den Verkaufserlösen (!) erheben.

Mit dem neuen Quellensteuergesetz will der amerikanische Fiskus lückenlos alle Steuerpflichtigen erfassen – ungeachtet, wo sie wohnen. Er bestimmt auch, wer ein US-Steuerpflichtiger ist. Mit gewohnt rigorosen Mitteln soll diese Absicht durchgesetzt werden. Die ausländischen Banken müssen, wollen sie in den Genuss eines privilegierten Status (Qualified intermediary) gelangen, brav mitspielen und eine lückenlose Identifikation der Kundschaft vornehmen – und Washington den Vollzug melden. Das ist der Grund, weshalb Sie diesen Fragebogen ausfüllen und der Bank zurücksenden müssen.

In den USA steuerpflichtige Personen dürfen somit in Zukunft nur noch in Amerika investieren, wenn sie ihre Identität gegenüber den US-Steuerbehörden offen legen. Hat eine ausländische Bank von den Amerikanern den Status eines Qualified intermediary (QI) erhalten, brauchen die Namen der nichtamerikanischen Kunden nicht offen gelegt werden.

Wie erwähnt, legt Washington fest, wer US-Person ist und sich somit «outen» muss.  Es sind das alle amerikanischen Bürger sowie Leute, die dauernd oder während längerer Zeit pro Jahr in Amerika leben. Steuerpflichtig sind weiter alle Besitzer einer Green card, die zum Arbeiten in Amerika berechtigt. Wichtig: Dieser Punkt dürfte noch für Ärger sorgen, auch Doppelbürger sind steuerpflichtig. Selbst wenn Sie nur in den USA geboren wurden und seit Jahren nicht mehr in Amerika waren, sind Sie eine US-Person und haben das der Bank zu melden.

Das wiederum hat weitere, noch schwerwiegendere Konsequenzen: Doppelbürger, die sich jetzt «outen», haben künftig in den USA Einkommens- und Vermögenssteuern zu berappen. Wenn Sie beispielsweise als unverheirateter Erwachsener mehr als 7050 $ pro Jahr verdienen, müssen Sie zwar keine Steuern bezahlen, es ist aber dem US-Fiskus (IRS) zu melden. Das wiederum ist mit einem grossen Papierkrieg verbunden. Liegt das Jahreseinkommen über 77000 $, muss der über dieser Marke liegende Betrag in den USA versteuert werden. Wenn Sie nicht ausdrücklich auf die amerikanische Staatsbürgerschaft verzichten und weiterhin US-Aktien erwerben  wollen, werden Sie wohl oder übel diesen unangenehmen (Bürger-)Pflichten nachkommen müssen.

Gewerbsmässig

Bleiben wir beim Thema Steuern. Auch der Umgang mit dem Schweizer Fiskus hat seine Tücken. Viel zu reden gibt gegenwärtig unter den Anlegern die Frage der Gewerbsmässigkeit. Sind Sie zu aktiv, verfügen Sie über besondere Anlagefachkenntnisse und dienen Ihre Investments vorab der Kapitalvermehrung und nicht der -erhaltung, kann Sie der Fiskus als gewerbsmässiger Wertpapierhändler einstufen, und Sie haben Ihre Kapitalgewinne als Einkommen zu versteuern.

Wissen Sie übrigens, wie der Fiskus am raschesten und häufigsten den Gewerbsmässigen auf die Schliche kommt? Sie melden sich freiwillig. Wie das, werden Sie sich fragen. Ein Steuerbeamter hat es mir verraten: indem diese ihre Verluste dem Fiskus melden im Bestreben, das Defizit vom Einkommen abziehen zu können. Aktive Trader verhalten sich mit Vorteil möglichst unauffällig – und achten darauf, keine Verluste zu erleiden.

«Boiler Room»

Hin und wieder gehe ich auf lesenswerte Bücher zum Thema Kapitalanlage ein. Heute soll es ausnahmsweise ein Film sein. Erstaunlich selten steht die Finanzwelt im Zentrum einer Filmproduktion, die ein breites Publikum ansprechen soll. In «Boiler Room», der dieser Tage seine Schweizer Premiere erlebte, wird erstmals hinter die Kulissen eines der weniger appetitlichen Geschäfte der Finanzwelt geschaut. In dieser Kolumne wurde darüber schon oft berichtet: Das «Geschäft» der Telefonbroker, die mit allen schmutzigen Tricks dubiose Finanzprodukte verhökern und so das Geld aus den Taschen argloser Anleger ziehen.

Falls Sie wissen möchten, mit welchen Methoden diese wortgewandten, sehr gut verdienenden Leute arbeiten, sollten Sie diesen spannenden, gut gemachten Spielfilm  sehen. Ein Boiler room ist im amerikanischen Sprachgebrauch ein Grossraumbüro, in welchem Dutzende von Telefon-Brokern, in enge Boxen gepfercht, nichts anderes tun, als den Leuten wertlose Aktien oder Derivate aufzuschwatzen. Wenn Sie diesen Film gesehen haben, werden Sie mit Sicherheit nie mehr in Versuchung geraten, auf die «einmalige» Offerten eines aufsässigen Verkäufers einzugehen.



CASH, 18. August 2000

He wants your money
Uncle Sam will in der Schweiz abkassieren.

Die Schweizer Banken haben sich von den USA erpressen lassen. Sie gewähren US-Steuerhinterziehern keinen Schutz mehr. Damit ist das Bankgeheimnis materiell aufgehoben. Auch die EU hat den Braten gerochen.
von  ANTON LADNER

Die Schweizer Banken werden zum verlängerten Arm des US-Fiskus. Ab 1. 1. 2001 sollen US-Steuersubjekte ihr Schwarzgeld nicht mehr wie bisher unbehelligt auf Schweizer Banken Gewinn bringend in US-Wertpapiere investieren können. Wer in den USA in irgendeiner Form steuerpflichtig ist, muss ab 2001 in den USA alles deklarieren oder kräftig bluten. Die Schweizer Banken leisten bei dieser Steuerjagd Gehilfendienste. Sie verlangen von ihren US-Kunden, ihre Identität dem US-Fiskus offen zu legen, wenn sie in US-Wertpapiere investieren.

Falls sie dies nicht tun wollen, zieht die Schweizer Bank eine «inneramerikanische Sicherungssteuer» von 31 Prozent ab - nicht nur auf Zinseinnahmen und Dividenden, sondern auch auf den Verkaufserlös. Wer also nicht deklarierte IBM-Aktien für 100'000 Franken verkauft, bekommt nur 69'000 Franken. Eine prohibitive Strafsteuer, und das mit dem Segen der Schweizer Banken. Diese machen bei diesem Kesseltreiben mit, weil ihnen sonst die USA den lukrativen Handel mit US-Wertpapieren verbieten. 300 Schweizer Banken werden sich bis Ende Jahr in Verträgen mit der US-Steuerbehörde IRS zur neuen Praxis verpflichten. Das gute Geschäft zwingt die Schweizer Banken zum üblen Spiel.

Die Schweiz ist nicht allein. Die USA wollen mit ihrer Vormachtstellung die neue Steuerpolitik welt-weit durchsetzen. So wollen sie Schwarzgeldanlagen im Ausland unattraktiv machen. Dieser Riss im Schweizer Bankgeheimnis hat Signalwirkung. Jedem andern Staat, insbesondere der EU, wird vorgeführt, wie die US-Behörden an Steuerflüchtlinge herankommen, die heute vom Schweizer Bankgeheimnis geschützt sind.

 Siehe dazu auch:            · Bankgeheimnis: Es bleibt nur formell intakt. Seite 23



CASH, 18.August 2000

US-Steuerbehörden:   Das neue Schweizer Bankenhemmnis

Das Schweizer Bankgeheimnis bleibt formell intakt,
wird jedoch unterhöhlt.

Um das Bankgeheimnis zu retten, werden Schweizer Banken ab nächstem Jahr zu Gehilfen der US-Steuerbehörden. Die Schweizer Banken verraten keine Namen amerikanischer Steuerhinterzieher, kassieren von ihnen aber für Washington massive Strafsteuern. Die EU wird sich von diesem Modell inspirieren lassen.
von  ANTON LADNER

Ginge es nach der US-Administration, müssten die Schweizer Banken alle Daten ihrer amerikanischen Kunden der US-Steuerbehörde IRS (Internal Revenue Service) übermitteln. Denn wer Amerikaner ist, hat sein Einkommen in den USA zu deklarieren, gleich, ob er in der Schweiz oder anderswo lebt. Auch Schweizer im Besitz einer Aufenthaltsbewilligung gelten als amerikanische Steuersubjekte, wie auch Personen, die länger als 186 Tage im Jahr in den USA verweilen. Das Schweizer Bankgeheimnis verunmöglicht jedoch, dass diese Kundenbeziehungen offen gelegt werden.

Nach zähen zweijährigen Verhandlungen mit den Amerikanern haben die Schweizer Banken aber zähneknirschend eingewilligt, ab nächstem Jahr amerikanische Steuerhinterzieher zu sanktionieren. Konkret: Kunden von Schweizer Banken, die US-Steuersubjekt sind, müssen ihre Identität den US-Steuerbehörden offen legen, wenn sie in US-Wertpapieren investieren.  Wollen sie das nicht, muss die Schweizer Bank sie mit einer 31-Prozent-Steuer auf Zinseinnahmen, Dividenden und Verkäufen von US-Wertpapieren bestrafen. Diese Gelder sind Washington abzuliefern.

Damit wollen die Amerikaner verhindern, dass US-Steuerhinterzieher ihr Schwarzgeld im Ausland unbehelligt in US-Wertpapiere anlegen können. Dank dem Schweizer Bankgeheimnis war dies bis anhin problemlos möglich. Ob die Schweizer Banken diese Strafsteuer auch tatsächlich anwenden, kann die amerikanische Steuerbehörde mit schweizerischen Buchprüfungsgesellschaften abklären lassen. Sie werden dann als Delegierte fremder Richter tätig.

Die Frage liegt auf der Hand: Wie kommen die Schweizer Banken dazu, im Falle ihrer amerikanischen Klientel das Schweizer Bankgeheimnis materiell so massiv zu unterhöhlen? «Sie hatten keine andere Wahl», sagt Andreas Hubschmid, der von der Schweizerischen Bankiervereinigung an diesen Verhandlungen partizipierte. Mit Zuckerbrot und Peitsche machten die Amerikaner die Schweizer Banken willig: Eine Bank, die fortan als anerkannte Händlerin von US-Wertpapieren aktiv sein will, muss sich nämlich den IRS-Normen unterziehen. Also keine lukrativen Geschäfte ohne entsprechende Pflichten. Das Zuckerbrot: Eine Schweizer Bank, die IRS-Normen akzeptiert, kann künftig ihrer nicht amerikanischen Auslandkundschaft 100 Prozent der Dividenden und Zinsen auf US-Wertschriften ausschütten.  Heute werden in der Regel 30 Prozent zurückbehalten, wenn die Identität des Berechtigten den Amerikanern nicht bekannt gegeben wird. Die Amerikaner sind also einerseits gnadenlose Jäger und anderseits auch Anstifter zu Steuerhinterziehung, wenn es sich um Nichtamerikaner handelt. In Anbetracht der Anzahl nicht amerikanischer Auslandkunden konnten die Schweizer Banken aus Konkurrenzgründen nicht auf dieses Angebot verzichten.

Für Steuerrechtsprofessor Robert Waldburger, den Delegierten des Bundesrates für internationale Steuerverträge, wird die amerikanische Strafsteuer in der Praxis weitgehend Theorie bleiben. «Bankkunden, die als US-Personen gelten, werden sich bei ihren Anlagen neu orientieren. Sie werden bis Ende Jahr ihre nicht deklarierten US-Papiere verkaufen.»

Formell bleibt das Bankgeheimnis intakt, materiell erfährt es allerdings für die US-Steuersubjekte einen empfindlichen Riss. Die amerikanischen Steuerhinterzieher werden trotz Bankgeheimnis bei US-Papieren handlungsunfähig, wenn sie nicht die horrende «inneramerikanische Sicherungssteuer» abliefern wollen.

Droht nun auch bald den Kunden von Schweizer Banken aus dem EU-Raum eine entsprechende Beschneidung ihres Handlungsspielraumes? Die Antwort aus Brüssel ist klar: Die EU arbeite darauf hin, dass die Schweiz bei Steuerhinterziehung Rechtshilfe (Informationen über Bankbeziehungen, Beschlagnahmung usw.) gewährt, heisst es im Amt von Steuerkommissär Frits Bolkenstein. Das bedeutet die Preisgabe des Bankgeheimnisses, was für den Bundesrat ebenso wenig in Frage kommt wie für die Schweizer Banken. Am EU-Gipfel in Brüssel haben sich nun die Mitgliedstaaten darauf geeinigt, dass die Steuerflucht innerhalb der Gemeinschaft mit Informationsaustausch zwischen Steuerämtern und Banken bekämpft werden soll. Staaten, die vorläufig noch am Bankgeheimnis festhalten wollen (Luxemburg und Österreich), müssen während einer Übergangsfrist eine Quellensteuer einführen. Sobald der Informationsaustausch EU-intern funktioniert, soll die Schweiz in das System eingebunden werden.

 Bildlegende:    Washington untergräbt die Steuerhoheit von Bundesbern: Schweizer Banken brummen amerikanischen Steuerhinterziehern Strafsteuern auf, die sie in die USA abliefern.
 
 

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CASH, 25 August 2000

Stop Secret

Trotz anders lautenden Erklärungen von Banken und Bundesrat gerät das Bankgeheimnis immer stärker ins Wanken. Nach dem Deal der Schweizer Banken mit der US-Steuerbehörde will die EU nun ein ähnliches Zugeständnis zur Bekämpfung der Steuerflucht. Massnahmen, die in Bern vor Monaten noch als absurd galten, werden jetzt als Kompromiss gehandelt.
von  Anton Ladner

Keine leichte Aufgabe wartet nächsten Montag auf Bundesrat Kaspar Villiger.  Der Finanzminister, der nicht müde wird zu erklären, über das Schweizer Bankgeheimnis werde nicht verhandelt, muss zu diesem heiklen Thema der Nationalratskommission für Wirtschaft und Abgaben (WAK) Rede und Antwort stehen. Keine leichte Aufgabe, weil die Schweizer Banken inzwischen vorgeführt haben, dass das Bankgeheimnis materiell sehr wohl zur Disposition steht. Unter dem Druck der Amerikaner haben sie nämlich mit der US-Steuerbehörde IRS vereinbart, ab 2001 US-Steuerhinterzieher mit prohibitiven Steuern zu bestrafen, wenn sie in nicht deklarierte US-Wertpapiere investieren. Keine Namen, dafür einen Teil von deren Schwarzgeldern, lautet der Deal. Für Experten entspricht dies einer partiellen Aufhebung des Bankgeheimnisses. Bundesrat Villiger wurde einmal mehr von der Realität überholt.

Nächsten Montag muss er nun den WAK-Parlamentariern darlegen, welche Lösungsvarianten der Bund der EU unterbreiten will. Denn seit dem EU-Gipfel vom vergangenen Juni hat die Gemeinschaft einen klaren Fahrplan. Die Schweiz soll bei Steuerhinterziehung von EU-Bürgern Daten liefern. In den meisten Fällen sind Bankinformationen gefordert, was aber mit dem Bankgeheimnis nicht vereinbar ist.

Geld aus dem Verrechnungssteuer-Kässeli an die EU

Da die EU-Steuerflüchtlinge auch in Schweizer Wertpapiere investieren, fallen Verrechnungssteuereinnahmen an, die nicht zurückgefordert werden.  In diesem Jahr rechnet das Eidgenössische Finanzdepartement mit knapp 4 Milliarden  Franken, die nicht zurückgefordert werden.  Denn die Rückforderung ist nur möglich, wenn die Anlage im Heimatstaat deklariert und versteuert wird.

In der WAK wird deshalb in Betracht gezogen, dass in Zukunft ein Teil dieser Quellensteuer pauschal an die EU abgeführt wird. Diesen Freikauf bezeichnete das Departement Villiger letzten November noch als absurd. «Eine Pauschalzahlung zur Aufrechterhaltung des Bankgeheimnisses kommt für uns nicht in Frage», sagte damals Villigers Informationschef.  Doch nur Unbelehrbare ändern ihre Meinung nicht.  Das Splitting der nicht zurückgeforderten Verrechnungssteuer ist heute eine politische Option.  Inzwischen hat sich jedoch in Brüssel die Meinung durchgesetzt, dass eine Quellensteuer (eben die Verrechnungssteuer) nur eine Übergangslösung sein kann. Die EU will, dass die Banken den Steuerbehörden die Kunden und deren Anlagen mitteilen.  Österreich und Luxemburg, die ebenfalls ein strenges Bankgeheimnis pflegen, müssen sich diesem System nach einer Übergangsfrist anschliessen.  Luxemburg macht aber nur mit, wenn die EU dafür sorgt, dass die Schweiz in den Informationsaustausch mit eingebunden wird.  Denn die heute noch zahlreichen EU-Kunden von verschwiegenen Luxemburger Banken sollen nicht in die Schweiz ausweichen können.

Der Druck auf Bern nimmt zu, was vorab die Bundesräte Villiger und Couchepin zu mehr Kreativität zwingt.  Die reine Beschwörung des Schweizer Bankgeheimnisses genügt nicht mehr.



CASH, 25.August 2000

Bankgeheimnis

«Keine Rede von Verletzung des Bankgeheimnisses.»
Robert Waldburger, EFD-Vizedirektor, über IRS-Deal und Steuerflucht.

Der Delegierte für internationale Steuerverträge und Vizedirektor des Eidgenössischen Finanzdepartements Robert Waldburger sieht trotz Bankendeal mit der US-Steuerbehörde das Bankgeheimnis gewahrt.  Die Banken hätten dem Bundesrat nicht in den Rücken geschossen.
von  ANTON LADNER

Cash: Herr Waldburger, die Schweizer Banken vereinbaren zurzeit mit der amerikanischen Steuerbehörde IRS Restriktionen für Amerikaner mit Schwarzgeld auf Schweizer Banken.  Ist das ein Rückenschuss für den Bundesrat, der explizit erklärt hat, über das Bankgeheimnis werde nicht verhandelt?

Robert Waldburger: Ihre Frage zeigt, dass das Verständnis dessen, was das Bankgeheimnis im Steuerbereich bedeutet - und nur vom Steuerbereich ist hier die Rede -, sehr unterschiedlich ist.  Nach meinem Verständnis kann von einer Aufhebung des Bankgeheimnisses nur dann die Rede sein, wenn Steuerbehörden gegen den Willen des in- oder ausländischen Steuerpflichtigen zu Bankinformationen gelangen und diese allenfalls ins Ausland weitergeben.  In den zwischen Schweizer Banken und dem IRS getroffenen Verträgen wird keine schweizerische Behörde tätig, sondern die so genannten US-persons haben es in der Hand, selbst zu entscheiden, ob sie damit einverstanden sind, dass ihre Identität dem amerikanischen Fiskus offen gelegt wird.  Von Verletzung des Bankgeheimnisses kann somit keine Rede sein, und auch von einem Rückenschuss für den Bundesrat kann nicht gesprochen werden.

Aus der Sicht der Betroffenen sieht das aber anders aus.

Selbstverständlich hat die Wahrung der Anonymität ihren Preis.  Wenn der Betroffene US-Wertpapiere kaufen will, ohne den US-Behörden seine Identität offen zu legen, wird die «backup withholding tax» erhoben, die einerseits hoch und insofern ungewöhnlich ist, als sie nicht nur auf den Ertrag, sondern auch auf den Verkaufserlös erhoben wird.  Die Alternative ist, auf Investitionen in Nicht-US-Papiere auszuweichen.

Der Deal mit den Amerikanern macht klar, dass die Schweizer Banken bei massivem Druck nachgeben.  Das ist doch eine Handlungsanweisung an die EU.

Die Amerikaner haben keinen spezifischen Druck auf die Schweizer Banken ausgeübt, sondern sind im Begriff, ein Problem zu lösen, das sie mit Ausnahme der Schweiz mit allen andern Staaten hatten.  Das von der Schweiz seit 1951 praktizierte Verfahren des so genannten «Zusätzlichen Steuerrückbehaltes USA» wurde leider von anderen Staaten überhaupt nicht oder nur ungenügend angewendet.  Auch wir hätten es begrüsst, wenn die USA im Verhältnis zur Schweiz das bewährte Verfahren weitergeführt hätten, und bedauern, dass sie nun die ganze Welt über einen Leisten schlagen.  Überdies bedarf die EU keiner Handlungsanweisungen aus den USA; sie kann ihre Interessen eigenständig vertreten.

Es gibt Schweizer Experten, die die Meinung vertreten, die Schweiz könne bei Steuerhinterziehung durchaus Amtshilfe leisten, ohne das Bankgeheimnis zu verletzen.  Ist das realistisch?

Die Schweiz leistet bereits heute an alle Staaten Amtshilfe, mit denen sie ein Doppelbesteuerungsabkommen abgeschlossen hat, sofern es dabei um die richtige Durchführung des Abkommens geht.  Die Aussage, der von Ihnen nicht genannten Experten ist deshalb zutreffend, mit der Präzisierung, dass die Schweiz nicht nur Amtshilfe leisten kann, sondern dies bereits tut.

Sie, Herr Waldburger, stehen im Ruf, den Bundesrat etwas zu schonen, weil Sie ihm den internationalen Druck auf die Schweiz nicht in aller Schärfe verdeutlichen.

Es entzieht sich meiner Kenntnis, wer mir diesen Ruf nachsagt.  Handelt es sich dabei um Personen, die den internationalen Druck bewusst hochspielen, um das innenpolitische Ziel des Zugangs schweizerischer Steuerbehörden zu den Bankinformationen der schweizerischen Steuerpflichtigen zu erreichen?  Was mein Verhalten anbelangt, kann ich Ihnen versichern, dass ich meine Vorgesetzten - und das ist zunächst der Direktor der Eidgenössischen Steuerverwaltung und dann der Chef des Finanzdepartements, nicht aber der Bundesrat - stets in aller Offenheit informiert habe und dies auch weiterhin tun werde.  Da meine Vorgesetzten glücklicherweise nicht den Ruf haben, den Überbringer allfälliger schlechter Nachrichten zu bestrafen, hätte ich auch kein Motiv, anders zu handeln.

Am nächsten Montag findet anlässlich der WAK-Sitzung ein Hearing mit Bundesrat Kaspar Villiger statt, um zu erfahren, welche Kompromissvorschläge die Schweiz der EU in Sachen Amtshilfe bei Steuerhinterziehung unterbreiten will.  Können Sie uns diese Varianten skizzieren?

Ich kann mich naturgemäss nicht über den Inhalt des erst bevorstehenden Hearings mit der WAK äussern.

In der WAK macht sich bei einzelnen Mitgliedern die Meinung breit, dem Schweizer Bürger liege das Bankgeheimnis für ausländische Steuerflüchtlinge gar nicht am Herzen.  Wird das Schweizer Bankgeheimnis in einigen Jahren materiell für ausländische Steuerflüchtlinge nicht mehr gelten?

Es liegt nicht an mir, die Meinung von WAK-Mitgliedern zu möglichen künftigen Entwicklungen abzuschätzen oder gar zu kommentieren.  Persönlich kann ich mir eine solche Entwicklung eher schlecht vorstellen, weil sie ja bedeuten würde, dass die Schweiz ihre Gäste schlechter behandelt als sich selbst als Gastgeber.  Dies würde gegen gute schweizerische Traditionen
verstossen.

In einem solchen Falle rechnen Experten mit einem Mittelabfluss im Private-Banking-Sektor von 20 Prozent.  Wird dies der Preis sein, den die Schweiz früher oder später für ihre Solidarität mit der internationalen Staatengemeinschaft bezahlen muss?

Die erste Teilfrage müssen Sie den Bankern stellen.  Zur zweiten möchte ich festhalten, dass die ganze Problematik zu komplex ist, um auf den schwammigen Begriff der Solidarität der internationalen Staatengemeinschaft reduziert zu werden. Das Übel der Steuerhinterziehung muss primär an seiner Wurzel, das heisst, in den jeweiligen Wohnsitzstaaten der Steuerpflichtigen bekämpft werden.
 

Das Topgeschäft

Fremde Vermögen im Wert von insgesamt 3485 Milliarden Franken haben die Schweizer Banken per Ende Mai dieses Jahres verwaltet.  Der Kommissionsertrag aus dem gesamten Wertschriften- und Anlagegeschäft belief sich letztes Jahr auf 22,8 Milliarden Franken.  Seit drei Jahren hat die Vermögensverwaltung das Zinsgeschäft als die dominierende Einnahmequelle der Banken abgelöst.  Die Mehrheit der verwalteten Vermögen, nämlich 1835 Milliarden Franken, gehört Ausländern. Gemäss Zahlungsbilanz verdienten die Schweizer Banken 1998 mit den damals 1500 Milliarden Auslandsvermögen Kommissionserträge von 10 Milliarden Franken.  Dieses Jahr dürften es rund 12 Milliarden werden.  Eine Aufteilung der ausländischen Vermögen nach Ländern und Regionen gibt es nicht.  Gestützt auf das Bilanzgeschäft der Banken darf man aber annehmen, dass die Hälfte bis zwei Drittel dieser Gelder aus dem EU-Raum stammen.  Eine weitere Aufweichung des Bankgeheimnisses für EU-Bürger birgt also für die Schweizer Banken ein erhebliches Gefahrenpotenzial. (wv)


The Cambridge International Symposium on Economic Crime
Jesus College, University of Cambridge, 9-15 September 2001

OVERHEARD at the Symposium (www.solami.com/CamSum.htm)

    Two opposing - and mostly mutually exclusive - "religions" were preached eloquently to an illustrious audience of some 700 academics, bankers, judges, lawyers, politicians, police officials, prosecutors, regulators and other high-level professionals by speakers from all over the world:

1) More criminalization of socially objectionable acts (www.solami.com/CamEdw.doc; e.g. by extending anti-money laundering rules to the so-far exempt professions), strengthening of the coercive state instruments (i.e. police and justice), extra-territorial application of national laws and enhancement of national and international cooperation in the tracking of all payments exceeding $10000, including lifting of bank secrecy and dual criminality obstacles. Versus
2)  Review of citizen-state relation & penal code (www.solami.com/CamSym.htm) with a view to de-criminalize society while re-responsibilizing the citizen and strengthening his hand vis-à-vis the state,strict respect for democratic processes and institutions, limiting all lawmaking to constitutional processes, strict respect of human rights and their equivalent on the international level, i.e. sovereignty rights of foreign states.
Each camp has had its own   a)  true believers,   b)  jokers and jesters, and   c)  fellow-travellers.  And each of the six categories of participants thus defined drew different and mostly contradictory lessons from the wake-up events that shook the world (www.solami.com/attack.pps) all the while the symposium was held in a serene setting giving the impression of being somehow aloft from reality.

    In qualitative terms, the questions raised in the plenary sessions and the ideas explored in many workshops very much centered on democratic processes as opposed to national and international bureaucratic lawmaking, on sovereignty as opposed to extra-territorial enforcement of national law, on human rights, privacy, due process and the Rule of Law.  However, the specter of FATF "fatwas" were raised more tongue-in-cheek than with real conviction, and the new term "tax avoision" was meant to muddle rather than to clarify the distinction between tax avoidance and tax fraud.  In one case, a defender of the notion of the citizen as the sole genuine sovereign and source of all legitimate state powers (ie those democratically delegated) found himself understood and essentially supported by a British prosecutor concerned - in tax matters too - about the preservation of such achievements of civilization as the presumption of innocence.  But he stood at a currently unbridgeable divide from a US assistant district attorney who held on to extra-territoriality and lex americana universalis ideas reminiscent not only of the bounty-hunting mentality which prevailed in the Wild West era but also still reflect a world view one would expect from a member of the American Flat-Earth Society.  Also, commenting on the Geneva Private Bankers' credo on financial privacy as being essential, the joker who was called upon to summarize the Symposium may have merely engaged in wishful thinking when he quipped: "Who are they fooling?  I thought Swiss banking secrecy is dead and their clients will soon find out if they haven't already."  But no less tellingly, he sought and got his cheap laugh from the audience when, equally tongue-in-cheek, he expressed the view that, of course, some "banks are dealing with integrity with their clients - unless they are dead Jews."

    In quantitative terms and - as noted by this observer - judged by their formal statements and private comments, at most only 5% are seen to belong to the first two categories, while over 95 % of the participants can be viewed as belonging to the category of fellow-travellers.  Prior to the September Devide, an estimated two thirds of this latter segment walked in the steps of leaders of the first "religion", while with and after the events of 11 September, their ranks swelled somewhat to three quarters.  As for the second "religion", its fellow-travellers, though correspondingly less in numbers, are seen to have since grown somewhat in vocality, i.e. they have mustered more courage to bring to properly reflect or express their outlook, gut reactions and convictions.  All the while the true believers, the jokers and the jesters of both camps are seen to have found themselves confirmed in their fundamental beliefs by recent events.  In most cases, they thus have found no reason to change their position.  And while not totally closing their eyes and minds to low-voiced and reasonable arguments by holders of other truth and wisdom, they more or less strongly persist in the pursuit of their ideas, agendas and objectives - in the event in camouflaged, yet no less effective form, such as commonly used by conspirators, jokers and jesters operating in an alien environment.
 
 
 

Workshop, 13 Sep 2001

"Human Rights Issues Arising from Highly Intrusive Investigative Provisions"
remarks by Anton Keller, Secretary, Swiss Investors Protection Association,
(on the web at: www.solami.com/CamSym.htm ¦ see also: www.solami.com/13Sep.htm)

Good afternoon, Ladies and Gentlemen,

I first thought the defense of human rights at this symposium may be somehow odd and resented.  Instead, and not only due to the recent catastrophic events, I find a very high degree of interest among participants for what some elderly citizens have to say.  But while I have a reputation as a champion of lost causes, I doubt the symposium organizers really expected us to provide more than some salt for their fare.  But salt, provocative ideas and food for thought we shall bring.  Around such questions as:
-    Are you sure where your means and methods will lead you, and what effects they will have on your country, on its economy and on your co-citizens?
-    Can your given objectives - and that is regardless of whether they can be made to look like occupying the moral high ground, regardless of whether they are socially fashionable and are politically correct - can your chosen objectives be achieved only by way of a coercive strategy, like more criminalization of socially objectionable behavior?  And does the opposite, i.e. the incentive and de-criminalization strategy not lead to quicker results at less social, economic and political costs - similar to what happened in the fiscal domain where President Reagan's supply-side revolution has brought in more and not less revenue with even significantly lower tax rates?
-    And what makes you think technological, social and other developments will not, in time, effectively counter even the most fashionable design, if its manifestations are not in harmony with such fundamental forces as human needs and aspirations?

May I thus begin by introducing my copanelits:  Dr.Daniel Mitchell from the Heritage Foundation, Dr.Richard Rahn from the Discovery Institute and Professor Gilbert Morris from the George Mason University.  I dont know whether this qualifies them more or less, but they have all flown in from Washington.  Not suffering from jet lag is Professor Bruce Zagaris who simply couldn't make it personally.  But he turned in - even in time - a most insightful research paper where he details how some coercive measures for identifying, following and interfering with the movement of private property may be in contradiction with generally recognized human rights standards, such as those laid down in the European Human Rights Convention.  We have some hardcopies available of this and other papers by panelists, and you may find them and other relevant papers on the Internet at the addresses detailed on our workshop flier.

With these preliminaries done, let's now look at some current developments which seem to jeopardize rather than serve our common goals.  In doing so, I take it you, too characterize our Western civilization with the recognition and respect of individual human rights.  And if you were to make an inventory of its key achievements, you would probably also proudly think of the right to life, the right to due process, the right to the presumption of innocence, the right to private property, the right to privacy, the right to undisclosed private property, the freedom of expression, association and movement, etc.

These ideas are seen to be fully in line with the principles of state formulated centuries ago not least by Adam Smith and Whately, namely: the state may legitimately impose financial or blood sacrifices on its citizens and foreigners, which may seek refuge on its territory for themselves and/or for their wealth, only - and I quote - "in return for the protection afforded by the Sovereign." (as quoted in The Oxford English Dictionary, Second Edition, vol. XVII, 1989, p.679)?  Adopted to our time, the same ideas can again be found in "The Saint Louis Declaration" of June 2001, which spells out - and I quote - "the fundamental human right for individuals" "to flee political and economic oppression ... and ... to move themselves and their property to nations of other political jurisdictions with levels of taxation and public services compatible with their individual tastes and preferences" (World Taxpayers Association, National Taxpayers Union & 31 US and foreign taxpayer organizations, http://www.ntu.org).

To be sure, in the presence of an increasingly complex society and ever-more capital-hungry administrations, respect for the principles I just mentioned has required first of all an informed, active and self-asserting citizenry.  But more than ever, a free society deserving its name also must provide for its Citizens to have effective recourse to competent, principled and reliable specialists, allies and representatives with privileged client relations.  Thus, since time immemorial, lawyers in particular have enjoyed special protection from the law.  And they have routinely been called upon to defend alleged wrong-doers, without being stigmatized for doing also that.

Another example is the domain of our spiritual well-being, where religious freedoms, tolerance and rights have come to characterize advanced societies.  Even non-catholics have grown accustomed to the sanctity of such institutions as the confessional, with priests being our undisputed and protected, even legally immunized confidants.

In the domain of our physical health, already the Hippocratic Code explicitly provided for a patient's conditions to be treated as "sacred secrets".  And modern medicine and its practicioners still follow this time-tested and generally beneficial principle with full coverage of the laws everywhere.

Finally and since many generations now - and this is certainly not the least achievement of civil society - in the domain of our social and economic conditions, the rights of individuals have been afforded legal, even privileged protection vis-à-vis the ever-growing claims of society on the individual.  Until recently, this has been the case in both civil and penal matters.  In other words, in many democratic countries the Citizen enjoyed the legally protected presumption of innocencenot only in penal but also in fiscal matters.

Reflecting these fundamental principles, the Swiss Civil Code, for one, puts the burden of proof on the taxman for what the Citizen legally owes to the state.  But in practice, Swiss employees, too are obliged to turn in their salary certificate in support of their tax declaration - to the dismay of those who have looked for genuine alternatives to the growing criminalization of socially reprehensible behavior, and of those who think to have found a possible answer to society's growing ills in the form of a re-responsibalization and re-empowering of the Citizen and the concurrent strengthening of his position vis-à-vis the state.

Now, think of the time before some ill-informed and myopic bounty-hunters and greenhorns were allowed to successfully distort the image of money managers.  Like lawyers, bankers then have equally been appreciated and protected for their discretion and active asset-protection role.  Generally, they have been obliged by law to protect the confidentiality of their clients.  And, traditionally, they have fulfilled key functions on both the micro- and the macro-economic scale.  As an example, Swiss bankers alone continue to invest in the US economy to the recession-relevant tune of an estimated 700 billion dollars overall.  Naturally, that money consists mostly of funds entrusted to these wealth gardians by Citizens from around the globe seeking effective protection for the fruits of their labors, be it against excessive taxation or against modern versions of Nazi Germany's "Law on the confiscation of property belonging to the enemies of the German people and the German government" of 14 July 1933 and its "Law on the sell-out of the German economy" of 12 June 1933.

There are, of course, those who drew inspiration from one facet of the otherwise devastating, for socially counter-productive experiment the American society went through with what is remembered as the Prohibition.  True, Al Capone was a tough character to be nailed down with the ordinary criminal code.  And so US politicians and law enforcement agencies looked for and discovered the fiscal law as an effective substitute for painstaking but solid ordinary police work.  New drug laws took the place of the abandoned anti-alcohol legislation.  And after World War II, the pursuit of American taxpayers beyond the territorial jurisdiction of the US Internal Revenue Service increasingly made a mockery of such time-tested and mutually beneficial principles as respect of other countries' sovereign rights, protection of foreign investors against foreign economic harassment and taxation, and prevention of double taxation - i.e. not for the involved tax authorities but for the taxpayers concerned.

By now, we have already some 2600 banks around the world who found themselves compelled to abandon their traditional role and to become Qualified Intermediaries in the service of the IRS.  As such, these banks are now all subject to precedent-taking US laws.  They must have their books audited by US-approved fiduciaries.  Among all of their clients, they must identify US persons and collect from them US taxes.  This includes a new withholding tax which confiscates 31% of the capital thus invested and on which the US constitutional lawmakers have not even been consulted, not to speak of their exclusive tax writing powers.

What are the ramifications of this extraordinary case of bureaucratic lawmaking on our system of democratic institutions, Rule of Law, sovereignty and national economies?  What consequences are to be drawn from the fact that this witch-hunt for US tax dodgers has not only been a dismal fiscal failure but is about to turn into an economic and political disaster as well?  For almost all timely-informed US persons declined the opportunity to identify themselves to the IRS.  And US lawmakers start to wake up to the fact that this piece of fiscal aberration has already caused a capital flight from the US economy of the order of several hundred billion dollars - at the very moment when a recession is under way and every foreign investment is thus that more welcome.

On the slippery way to this current situation, in the early eighties, an Orwellian scheme was hatched by taxmen from the IRS and their foreign colleagues.  They went to work behind closed doors at the Western world's pro-market, pro-sovereignty and pro-privacy Holy Grail, i.e. the Paris-based 30 nation Organisation for Economic Cooperation and Development OECD.  Equipped with a self-serving mandate for "combating tax avoidance", these dedicated public servants set out to provide for effective international tax data exchanges ... and they almost got there before any constitutional lawmaker anywhere had taken notice of what, in fact, they were up to and what would be the consequences for their own national economies.  But when, on 25 January 1988, the fruit of their labors, i.e. the INTERFIPOL or OECD Convention on Mutual Administrative Assistance in Tax Matters was opened for signature, not a single government showed up.  21 months of global campaigning among businessmen, lawmakers and finance ministers had brought this juggernaut to a standstill.

But the reprieve was short-lived.  Drawing on the expertise thus gained, the Financial Action Task Force FATF was brought into being, initially - but only initially - with a less attackable focus on drug money, followed by the OECD's manifestly anti-fiscal sovereignty harmful tax competition initiatives.

Now, fiscal sovereignty is an important integral part of any country's national sovereignty.  It can be seen, on the international level, as the equivalent of an individual's human rights.  If it is not to be lost by default, incompetence, fear or what have you, it must also be steadily and competently asserted, practised and, if need be, vigorously defended.  Within the bounds set by international law, it can, and ought to be put to the best use in the national interest by way of the constitutional lawmaker and the corresponding national authorities.  And unless our family of nations system is, and is to remain based on equal sovereignty, no other state, and certainly no international organization is seen legitimized to erect international pilories, to "name and shame" sovereign countries into actions against their will, to threaten them with sanctions and stampede them into adopting rules and regulations not reflecting their own interests, rights and intentions.  Beware of what, to me, looks like a new, unchartered and ill-considered form of conquest and colonialism purportedly serving some make-belief higher interests but gravely damaging time-tested customs, rights and values!  Or is anybody here who wants to take corresponding responsibility for wrecking further havoc on our societies and international relations?

In the face of all this, I think there is reason to pause.  We may want to ask, and insist on answers to some hard questions.  E.g. can we accept our cherished democratic principles, Rule of Law, international law and human rights to be compromised by way of any of the national and international tax initiatives I have just mentioned?  Can we accept and afford to let self-elected international bureaucratic lawmakers at the United Nations, the OECD, the FATF, the European Union and elsewhere dictate rules and laws and otherwise run roughshod on nominatively free and sovereign countries?  Are we prepared to abdicate our own individual and national responsibilities in favor of IRS-promoted and IRS-enforced lex americana universalis?  Before going that road, should we not seriously inquire where we want our society to evolve to, what we want it to look like for our children, and what, individually, we are capable and willing to contribute to that end?

We may want to draw inspiration from both our own and our forefathers' experiences.  And - not last - we may want to remember that the Berlinwall fell in our direction  ...  it did not fall eastwards, in favor of some discredited ideas, ideologies and structures.  So we need more clear-sightedness and pierce through and reject the smoke-screens, money-laundering arguments and other fig-leaves which have been thrown up all around us.  Indeed, what is there to hide?  My bet is that at least some US lawmakers have smelled blood.  Not unlike in the case of the UN, we may thus live to see them utilize their power of the purse in order to bring about the overdue house-cleaning at the very much US-dependent OECD - in as much as this useful international service organization has been hijacked and turned into an anti-competition, anti-sovereignty and anti-privacy instruments.


LE TEMPS11 octobre 2004

Enquête • L'Internal Revenue Service a imposé il y a quelques mois la suppression de la «solution suisse», qui permettait aux titulaires non américains de trusts révocables et de fondations de préserver leur anonymat. Ces véhicules perdent donc leur avantage de confidentialité. Les solutions de rechange sont complexes et coûteuses

Le fisc américain traque un à un les véhicules couverts par le secret bancaire
Myret Zaki

    «Le secret bancaire n'est pas négociable.» Cette phrase bien connue de nos autorités a été maintes fois adressée à l'Union européenne (UE). Mais jamais, du moins publiquement, aux Etats-Unis. Dans les faits, l'action du fisc américain, l'Internal Revenue Service (IRS), contre l'évasion fiscale a eu l'impact le plus significatif sur le secret bancaire suisse.
    Dernier exemple en date: dans le courant de cette année, la Swiss solution a été abolie. Il s'agit d'un compromis qui permettait de préserver l'anonymat des bénéficiaires effectifs de trusts révocables* et de fondations, dans la mesure où ce sont des clients non américains investissant en titres américains. Ce changement tient à l'évolution du régime américain «QI» (Intermédiaire Qualifié). Ce système fort dissuasif pour les non-résidents investissant en titres américains a été mis en place en janvier 2001. Il vise l'imposition à la source des revenus encaissés sur des titres américains par des personnes non américaines. En pratique, une banque suisse au statut de QI a pour mission de prélever un impôt forfaitaire de 30% à la source pour le compte du fisc américain sur les comptes d'individus générant des intérêts et dividendes sur des titres américains.
    A la conclusion de l'accord QI, les Etats-Unis avaient accordé à la Suisse et à d'autres juridictions une période transitoire, durant laquelle une Swiss solution serait appliquée. Puis, malgré les démarches menées par l'Association suisse des banquiers auprès de l'IRS pour maintenir cette «exception suisse», l'IRS a décidé que les trusts révocables et fondations devaient devenir transparents. Or la divulgation du bénéficiaire d'un trust révocable soumis au QI ôte tout intérêt à cette structure. La Suisse est démunie face à de telles évolutions, qui relèvent du droit interne américain. Les banques notifient actuellement aux clients non américains titulaires de tels trusts les possibilités qui s'offrent à eux: fermer le compte, vendre tous les titres américains détenus directement, ou réorganiser les trusts en entités «non transparentes», tels des «trusts complexes» (discrétionnaires et irrévocables), ou des holdings détenant des sociétés de domicile sous-jacentes.
Parade: les sociétés offshore
    UBS et Credit Suisse n'acceptent plus de titres américains sur des comptes détenus par des trusts. Etant donné que le système QI s'intéresse aux revenus de source américaine, il suffit en effet aux clients de troquer les actions achetées en direct contre des produits indirects répliquant le marché américain, comme des fonds de droit européen en actions américaines ou des certificats. «En pratique, précise Charles Hermann, partenaire chez KPMG, plus de 95% des trusts ne sont pas affectés pas ces dispositions, car ils n'investissent déjà qu'indirectement en titres américains.»
    L'alternative: réorganiser les structures. La solution la plus simple consiste à transformer le trust en holding détenant une société de domicile. Le compte est alors ouvert au nom de cette dernière, tandis que le trust n'agit plus qu'à titre d'actionnaire. Ce qui préserve l'identité du client privé. «Les Américains acceptent encore l'anonymat de l'ayant droit économique derrière une société de domicile non transparente, indique Jürg Eggli, juriste à la banque Pictet & Cie. Mais aucune banque ne peut garantir à ses clients que ce sera encore le cas dans cinq ou dix ans.» Les banques suisses deviennent très prudentes, note Charles Hermann: «On sait que ces structures sont encore «étanches», mais certaines banques n'en veulent plus: la peur de l'Oncle Sam est toujours présente.» D'ailleurs, selon l'expert de KPMG, «les banques de la place ne conseillent pas activement ces alternatives aux clients, car cela revient à de l'assistance à l'évasion, et entre en conflit avec leur statut d'Intermédiaire Qualifié.»
    En attendant, l'abolition de la Swiss solution «est une épine de plus dans le pied, avec des coûts supplémentaires», résume Charles Hermann. «Certains clients fortunés qui rechignent à payer 3000 à 4000 francs de plus par an sortent totalement du système», note David Forbes-Jaeger, avocat associé à l'étude Secretan Troyanov. «De toute façon, convient Jürg Eggli, un trust n'est pas destiné à un client de moins de 5 millions de dollars.» Conséquence du 11 septembre 2001 et de la lutte contre le financement du terrorisme, les banques helvétiques voient se réduire le nombre de véhicules garantissant la confidentialité aux clients sujets au QI. «La Suisse a dû accepter le droit interne des Etats-Unis, tandis qu'elle a négocié d'égal à égal avec l'UE, dont elle est pourtant le deuxième partenaire commercial», constate David Forbes-Jaeger. «Le système QI, c'est Big Brother, alors que les Accords bilatéraux avec l'UE et les gentils auditeurs de Berne ne font peur à personne», résume Charles Hermann.
    L'érosion du secret bancaire face aux Etats-Unis était programmée en 2000 déjà, lorsque les banques suisses négociaient l'implémentation du QI avec l'IRS. «Les Suisses n'ont pas mis de verrous à l'accord QI, qui ne prévoit pas de clause d'opting out», selon l'avocat genevois Xavier Oberson. Une situation qui contraste avec les Accords bilatéraux Suisse-UE. Ainsi, l'Accord de Schengen inclut une clause d'opting out permettant à la Suisse, tout en continuant à bénéficier de l'accord, de se dispenser d'appliquer toute évolution future du droit communautaire qui serait non désirable en matière de fiscalité directe.
    «Les beaux jours sont finis, commente Roy Ryan, avocat au barreau de l'Etat de l'Ohio, basé à Genève. La tendance mondiale va vers plus de transparence fiscale, et déjà les standards de la place financière genevoise ont nettement progressé. C'est une bonne évolution pour la Suisse.»
*Un trust révocable peut être terminé ou modifié en tout temps, à condition que le fondateur dudit trust se soit expressément réservé cette faculté dans l'acte de fondation. Pardéfaut, le transfert des biens en trust est irrévocable.
 

L'accord entre la Suisse et les Etats-Unis a mené à des cas d'abus d'informations tirées de banques suisses lors de procédures américaines.
Echange d'informations: formulation floue
Myret Zaki

    La Suisse n'a pas négocié un filet de sécurité pour son secret bancaire face à l'accord d'échange d'informations signé avec les Etats-Unis le 23 janvier 2003. Cet Information Exchange Agreement est venu compléter l'article 26 de la Convention de double imposition du 19 décembre 1997. La formulation «cas d'escroquerie fiscale ou infractions équivalentes» (tax fraud and the like) a été laissée très vaste. Parmi les motifs d'échange d'informations figurent les cas non criminels en Suisse de sous-déclaration et non-déclaration de revenus, mais toujours combinés à des cas – criminels en Suisse – d'abus de biens sociaux, de falsification comptable ou de faux dans les titres. «A ma connaissance, l'accord n'a pas été en pratique au-delà de la notion d'escroquerie fiscale», assure Xavier Oberson, selon lequel le Tribunal fédéral a bien conclu, lors des quatre arrêts liés à l'application de l'article 26, à des cas d'escroquerie fiscale. Mais il ajoute: «La Suisse n'est toutefois pas immunisée contre des abus car la formulation de l'accord ouvre la porte à des interprétations très vastes.»
L'UE plus souple
    Rappelons que la Suisse a imposé avec succès dans l'Accord Schengen/Dublin avec l'UE le principe de double incrimination, qui exclut de fournir des informations bancaires en cas de simple soustraction d'impôts directs, tout comme elle a affirmé le principe de spécialité dans l'accord Suisse-UE sur la fraude, qui interdit l'usage abusif par un Etat d'informations obtenues dans le cadre de l'entraide judiciaire. «Le flou que laisse en revanche l'accord avec les Etats-Unis sur la définition de fraude va ouvrir un nouveau chapitre au niveau de l'entraide», juge David Forbes-Jaeger. «Je suis étonné que les Suisses l'aient accepté», commente aussi Roy Ryan. Dans la jurisprudence américaine, «il existe des cas d'utilisation abusive d'informations tirées de banques suisses, c'est-à-dire d'abus de la notion de spécialité en droit suisse, affirme David Forbes-Jaeger. Difficile de résister au «grand gars» américain.»
    Parmi les initiatives récentes de l'IRS figure aussi la «semonce John Doe» d'octobre 2002 sur les cartes de crédit, qui vise à empêcher les contribuables américains d'accéder à des fonds auprès des comptes bancaires offshore protégés par des lois sur le secret bancaire et qui, à leur tour, pourraient générer des revenus non imposables. L'IRS a ainsi pu dévoiler un grand nombre de schémas d'évasion fiscale.
    Citons également la «soumission offshore volontaire», datant du 14 janvier 2003. Sorte d'amnistie fiscale américaine, elle invite les contribuables disposant d'arrangements financiers à l'étranger à non seulement les déclarer mais aussi à identifier leur promoteur (qui peut être une banque suisse, par exemple) en fournissant notamment les matériaux transactionnels ou promotionnels relatifs à l'arrangement. Pour David Forbes-Jeager, «cette initiative vise à encourager de manière généralisée ce genre de comportement auprès des contribuables américains. Mais de tout temps, des négociations privées ont eu lieu entre l'IRS et les clients les plus fortunés».

Commentaire:
Secret bancaire à géométrie variable
Myret Zaki

L'Oncle Sam et l'UE, ce n'est pas le même tarif. Sur le front européen, la Suisse s'est protégée de toute évolution ultérieure du droit communautaire qui empiéterait sur le secret bancaire. Mais sur le front américain, le combat a cessé au début des années 1990 déjà faute de combattants. Peu se souviennent qu'en novembre 2000, par suite d'une demande des banquiers suisses eux-mêmes, le Département fédéral des finances a autorisé dans l'urgence – et sans limite temporelle – la dérogation au secret bancaire fournie par l'article 271 du Code pénal, pour conférer une base juridique à l'application du QI, alors incompatible avec notre droit. Une barrière de protection a donc été levée sans passer par le législateur constitutionnel. En échange, la Suisse a obtenu un lot de consolation: ses deux grandes banques jouissent d'une solide présence sur le sol américain, incontournable dans leur stratégie. S'il reste facile pour la place financière suisse d'offrir des alternatives aux clients soumis au QI, la réalité est qu'aucune banque ne risquera sa réputation en aidant un client à échapper au fisc américain. L'IRS a réussi un véritable tour de force: mener les banques du monde à faire l'éloge de la transparence fiscale, et les faire renoncer à de lucratifs arrangements financiers offshore.
    © Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion réservés. www.letemps.ch


Wall Street Journal EuropeOctober 25, 2004 (WSJ Oct, 26)     adapted from: "Are Swiss Bankers Still Worth Their Salt?"

Follow the Money - From St.Moritz to Singapore
Anton Keller, Geneva

Built on the unique appreciation and goodwill the French kings had developed over centuries for the lives and treasures of Swiss mercenaries, Hans-Konrad Hottinger of Zurich started in Paris in 1786 what, seven generations later, is still a family-owned, discreet wealth-management enterprise in the service of sophisticated clients.

Today, the pillars of society and the economy, the inherently and the newly rich are still looking forward to open accounts with Swiss bankers in Zurich, St.Moritz, Singapore, etc. For both foreign friends of Heidiland and concerned Swiss citizens, the question is whether this obliging heritage is still in safe hands, whether this unique trust, awe - and the premium service charges that go with it - are still justified.

“In most cases no longer!” answered the American Iconoclast Philip Wainwright, adding: “But don’t despair either, for while the Swiss have a penchant for near-perfection of mediocrity, the next generation of Swiss bankers may again be able and willing to play hardball when needed, to effectively stand up for their clients and not to sell them out, and thus again become successful because and not despite of themselves.”

The Wall Street Journal’s Allan Otten gave the alert back in 1982, saying that “A change in attitude is taking place here that makes Switzerland a less attractive center than it used to be.” Deploring Switzerland’s adoption of “Lex Americana,” he and others have “been trying to alert the Swiss to the American regulatory bureaucracy’s penchant for growing real problems if given fertile ground.”

Since then, it has only gotten worse. Swiss laws and codes have been focused less on investors’ legitimate needs than on what some short-sighted bureaucrats here and there have felt comfortable with. Mostly “under foreign and especially U.S. pressure,” foreign agendas were thus accommodated, undermining Switzerland’s position in the global financial market. Gone are the days when demand for Swiss banking services was such that foreign clients could bring in more money only with an annual negative interest penalty of 10%.

What produced the “Swiss Banking Miracle”--and what could bring it back?

Take Charles Pictet-de Rochemont’s public-service record. The gratitude of the Swiss people and government is written in stone at his statue in front of the City Hall of Geneva (in 1814/5 he negotiated Geneva’s accession to Switzerland, obtained universal recognition for Switzerland’s permanent armed neutrality, and contributed to the foundation of Europe’s industrialization).

Paul Pictet (another outstanding member of the family, which has served discerning banking clients since 1805), took the fight to preserve treaty rights concerning Geneva’s “zones franches” in 1923 to the Swiss people and won, despite the government’s sell out to France.

Jacques Darier (of the 1796-founded private bank bearing his family name), while visiting his clients in Paris after World War II, was followed by French taxmen and arrested to compel him to inform on his clients. At the commissariat, rather than betraying his clients, he grabbed and swallowed the paper slip that the police officer had found on him listing their telephone numbers.

After Francois Mitterrand’s election as French president in 1981, Pierre Darier, with Charles and Pierre Pictet, effectively neutralized the French government’s fiscal attacks on their clients, persuading the Swiss Parliament to reject as “diplomatic treason” what the Swiss Bankers’ Association and the Swiss Government had already granted to the French socialists.

The Geneva Stock Exchange followed up with imaginative countermeasures directed against bureaucratic lawmaking by the OECD, U.N. and EU. But that also caught the ire of colleagues who, single-mindedly, eyed the U.S. market. They ignored the lessons of the World War II-era dormant-accounts disaster, snubbing and free-loading on the pro-market, pro-sovereignty and pro-privacy efforts that had derailed the OECD’s INTERFIPOL convention, its truly harmful “Harmful Tax Competition” initiative and the EU’s tax-data-exchange program.

Indeed, these principled stands have proved the exception rather than the rule for over 50 years in Switzerland. Over the decades, in a misguided attempt to curry favor with tax authorities in the U.S. and Europe, Swiss bankers have acceded to the adoption U.S. insider-trading laws, money-laundering and anti-corruption rules, and IRS Qualified Intermediary regulations, and most recently to breaches of privacy and liberties on purported antiterrorism concerns. All of these short-sighted measures could not fail to degrade the investment climate to the point where Switzerland is now threatened by a macroeconomic tailspin. After September 11, 2001, the compliance mentality became nigh-universal, paralyzing and asphyxiating the remaining productive forces, with the compliance departments often the only growth shows in town.

But it also offered a renewal opportunity, a dignified path with a distinct future appreciably away from all foreign and home-made obstacles to legitimate market opportunities. For those with a corresponding public service-oriented vision focusing on both the enterprising responsible citizen and the common good, there always was and will be a bright future--if they are capable and willing to admit past errors as preconditions for not repeating but correcting them.

Swiss bankers can start by regaining the lost wisdom of the Pictets and the Dariers; they will only thrive if they can see the necessity of acting on behalf of the ever-growing number of individual clients here and there with legitimate surplus earnings, not against them. These clients don’t need bankers turned agents of the state, but competent and trustworthy allies against an increasingly overbearing state bureaucracy.

Mr. Keller is secretary of the Swiss Investors Protection Association.


The Iconoclast's Ten Economic Commandments*

1.   The Citizen is the Sovereign, the source of all power and the ultimate arbiter of legitimacy.  No State power shall exist which has not been properly delegated, nor shall it be exercised unless this is in the citizen's and the people's service.
2.   Individual freedom and privacy, including the right to undisclosed private property, are indispensable for the citizen's sense of responsibility to fully mature, for the citizen's rights and obligations to be exercised responsibly and in harmony with the common good.
3.   Trial and error are key to both the individual's and society's evolution.  The right to error is a fundamental human right, but it is inseparably linked to its Siamese Twin, i.e. the obligation to admit error as a precondition for repairing its effects and for avoiding its recurrence.
4.   The right to tax is a sovereign right.  It has no other purpose than to provide for the common good.  And it implies no lesser obligation than to protect the taxpayer also against foreign snoops and taxmen.
5.   Tax optimalization and tax avoidance are hallmarks of the market economy.  They are a free society's linchpin and each entrepreneur's mobility call; not only are they not crimes, they are part of each citizen's birth-rights, even his obligations which, of course, include the permanent radaring for "greener pastures", for opportunities to invest the fruits of one's labors and other resources with less administrative hassles and better returns.
6.   No taxpayer money shall go to international organizations whose brief it is to combat tax avoidance, or who infringe on the sovereign right to compete for foreign investments.
7.   No tax or other burden shall be imposed on foreign investors or their investments which is not also exacted from local residents or on their investments, all based on a simple, understandable and effective a code as is feasible.
8.   No foreign investment should be liable to sequestration or confiscation unless the underlying information was obtained in strict respect of applicable treaties, dual criminality standards and specialty rules (and, for areas beyond the jurisdiction of the United States at least: notwithstanding contrary U.S. Supreme Court decisions and Federal Rules under whatever pretence).
9.   No law should prevail over better insights, no law should be applied beyond its intended purpose, and no law should be left in force beyond the duration of its public usefulness, particularly not if it discourages foreign investments.  For it is also in each nation's interest to create such conditions which are conducive to attract and keep foreign investments with minimum administrative and fiscal burdens which are competitive.
10.    The Emperor wears no cloth, regardless of universal contrary affirmations by default, and the Piper of Hamelin is neither a guide to a dignified and successful future nor an effective substitute for principled leadership to protect and bring to fruition the nationally available resources and productive forces, notwithstanding gunboat diplomacy, lex americana universalis (www.solami.com/lexamericana.htm) and the associated fiscal and other bounty-huntings and the paralysing compliance mechanisms.

* first presented on 10 Sep 2004 at the Cambridge International Symposium on Economic Crime, Workshop 21 (War on Economic Crime: Qualitative Cost-Benefit Considerations)




Financial Times    13 June 2006

Warning of regulatory switch if US exchange acquired LSE

 By Norma Cohen in London

    The UK's financial regulator, the Financial Services Authority, has warned that a takeover of the London Stock Exchange by a US-based exchange could eventually leave oversight and regulation of the UK market in the hands of US regulators.
    In a carefully worded statement aimed at encouraging discussion among the LSE's stakeholders, Sir Callum McCarthy, the FSA chairman, said that while there was no imminent threat from such a tie-up, a new entity formed from such a merger "could, at the extreme, involve the LSE no longer being subject to UK regulation as a recognised investment exchange".
    If such a move were to occur, he said, it could have "significant implications for various aspects of the wider regulatory regime". In particular, if it operated from the US, it could require that member firms and companies issuing shares would need to register with the Securities and Exchange Commission and be subject to its oversight.
    Sir Callum noted that Nasdaq had made and withdrawn an offer to buy the LSE and remained its biggest shareholder with a 25.1 per cent stake.
    He said neither the FSA nor the SEC believed that, in its simplest form, an acquisition of the LSE by Nasdaq would resuit in US regulations, including the Sarbanes-Oxley rules, applying to UK companies. But if the tie-up meant a fuller merger, questions might arise, not least about the future of the UK's regime of shareholder protection.
    Sir Callum said the same concerns applied to Liffe, the UK-based subsidiary of Euronext, which the New York Stock Exchange is to acquire. In the US, Liffe's equivalent regulator is the Commodities and Futures Trading Commission. Sir Callum said the FSA was working with its counterparts in the European Collège of Regulators - which oversees Euronext - to consider issues raised by the acquisition.
    Although it is possible for any non-domestic acquirer of a UK exchange simply to operate it as a separate UK-based subsidiary, analysts say the real benefit to the buyer is to cut the operating costs of both. Profits are maximised by eliminating duplicate technology and operations and moving the headquarters and technology to a single location. "This [statement] limits the extent to which you can get the potential of revenue synergies and cost savings from consolidation," said Mamoun Tazi, exchanges analyst at Man Securities. "The benefits could be limited by the type of regulatory framework you implement."
    Sir Callum's statement could have implications for the price paid for the LSE. Nasdaq, which proposed and later withdrew an offer to acquire the LSE, has indicated it has no plans to bid although it is expected to revive its offer.




Neue Zürcher Zeitung    28. August 2006

Kosten ungleich höher als Nutzen
Sarbanes-Oxley war ein kolossaler Fehler

Die Sarbanes-Oxley Act ist im Jahr 2002 als Folge der Skandale bei Enron und WorldCom im amerikanischen Kongress mit grosser Hast verabschiedet worden. Seither wird die Kritik an den ungewollten und unbedachten Folgen dieser Gesetzgebung immer lauter. Die Kosten dieser Regulierung dürften deutlich höher sein als deren Nutzen.
wm. Washington, im August    Die Diskussion über Kosten und Nutzen der Sarbanes-Oxley Act (SOX) gewinnt in den USA
an Fahrt. Die Tatsache, dass der amerikanische Finanzplatz für Börsengänge und Zweitkotierungen deutlich an Attraktivität verloren hat, wird zu einem guten Teil der regulatorischen Bürde durch SOX angelastet. Henry Paulson, der neue Finanzminister, hat zudem in seiner ersten Rede unter anderem den übertriebenen Pendelschlag bei der Regulierung angesprochen und damit ebenfalls Reformbedarf signalisiert. Wer sich über die negativen Wirkungen von SOX ein Bild machen will, ist beim Buch «The Sarbanes-Oxley Debacle» der beiden amerikanischen Professoren Henry Butler (Ökonomie) und Larry Ribstein (Recht) gut aufgehoben. Zwar bestreiten die Autoren nicht, dass die Investoren mit SOX besser geschützt sind, glauben aber, dass Korrekturen nach den Skandalen bei Enron und World- Com auch ohne die schwere Hand des Staates erfolgt wären. Sie sind der Ansicht, dass damals das Parlament in einem Akt gesetzgeberischer Panik (shoot first, ask questions later) weit über das Ziel hinausgeschossen habe.

Direkte und indirekte Auswirkungen
    Vor allem habe der Kongress die Kosten für die Befolgung der SOX-Bestimmungen massiv unterschätzt, nicht zuletzt die Aufwendungen in Bezug auf die internen Kontrollprozesse (Section 404). Dagegen hätten neueste Schätzungen gezeigt, dass von den Unternehmen im Jahr 2006 rund 6 Mrd. $ für die Befolgung dieser und anderer Vorschriften aufgewendet werden müssten. Noch viel schlimmer seien jedoch die indirekten Kosten. Die Autoren nennen vor allem die Ablenkung der kargen Managementressourcen von der wesentlicheren Aufgabe der Maximierung des Aktionärsnutzens sowie die Verzerrung von Anreizstrukturen und Investitionsentscheiden. SOX bestrafe eindeutig Wandel und Innovation. Als Beispiel für Letzteres wird auch die Bestimmung im Gesetz angeführt, die vorschreibt, dass nur unabhängige Verwaltungsräte im Audit- Komitee sitzen dürften. Diese seien eher vorsichtig und konservativ, vor allem auch, um rechtliche Klagen zu vermeiden. Die Sarbanes- Oxley Act wirke zudem wie eine Steuer auf kotierten Klein- und Mittelbetrieben, weil die relativen Kosten zur Befolgung von
deren Bestimmungen bei kleinen Firmen viel höher seien als bei grossen.

Eine Prozess-Zeitbombe
    Grosse Sorgen machen sich die Autoren aber auch über die rechtlichen Konsequenzen von SOX. Schon zuvor seien Unternehmensorgane für unwahre Angaben zur Finanzlage rechtlich zur Verantwortung gezogen worden. Die neue Gesetzgebung habe nun aber einen weiteren Verantwortlichkeits-Tatbestand geschaffen, nämlich jenen, dass man Mängel in den internen Prozessen, die zu unangenehmen Überraschungen führen könnten, zu kennen habe. Dies komme einer Prozess-Zeitbombe gleich, die unweigerlich beim nächsten grösseren Börseneinbruch losgehen werde. Überhaupt werfen die Autoren dem Kongress vor, die bisherige bewährte Arbeitsteilung zwischen Zentralstaat (Offenlegungspflichten) und Gliedstaaten (Bestimmungen zur Corporate Governance) gestört zu haben. Letztere stünden untereinander im (Standort-)Wettbewerb und würden daher deutlich vorsichtiger legiferieren als das Bundesparlament.

    Der Ansatz des Kongresses wird aber auch ganz grundsätzlich in Frage gestellt. Eine vollständige Verhinderung von Betrug gebe es nicht. Mit SOX hätte den Investoren das trügerische Gefühl vermittelt werden sollen, dass der Kongress und die Securities and Exchange Commission (SEC) eine Wunderwaffe zur Verhinderung von Betrug gefunden hätten. Dabei wäre es besser gewesen, auf mehr Selbstverantwortung der Investoren zu drängen. Ausserdem sei den Investoren überhaupt nicht geholfen worden, denn der Nutzen aus SOX sei für sie ungewiss, während die Kosten die Unternehmensgewinne und damit
ihre Renditen schmälerten. Die Autoren erinnern in diesem Zusammenhang an die Schweinegrippe von 1976. An der Krankheit sei eine Person gestorben, an den Schutzimpfungen aber 32 Menschen.

Henry N. Butler und Larry E. Ribstein: The Sarbanes-Oxley Debacle. What We've Learned;
How to Fix It. The AEI Press, Washington, D. C. 2006. 146 S., $ 25.-.





Briland  6 October 2006

Notes from the island
U.S. changes to travel initiatives could spell tourism disaster for Bahamas and Caribbean

The recent United States amendment to the Western Hemisphere Travel Initiative could spell disaster for the Caribbean, according to tourism officials. Vincent Vanderpool-Wallace, secretary general of the Caribbean Tourism Organisation, likened the U.S.'s decision to a category six hurricane for tourism in the region. Under this amendment, a June 1, 2009 date has been set for travellers to comply with passport requirements for those crossing Mexican and Canadian borders, as well as cruise passengers coming to the U.S. from the Caribbean, Mexico, Canada or Bermuda.

However, U.S. citizens travelling by plane to those regions have until January 8, 2007 to comply with the new passport requirements. "Needless to say, the affected Caribbean nations are extremely disappointed with this outcome because the potential economic impact on their business could be catastrophic," said Mr Vanderpool-Wallace. Those destinations affected could also be expected to comment on the impact of the amendment on their respective tourist industries. "It is incomprehensible that the United States Government would approve an amendment that excludes air arrivals from the Caribbean, and thereby grant an additional advantage to cruise lines in the Caribbean who already enjoy a significant competitive advantage, especially in light of the fact that the cruise lines supported the inclusion of air arrivals also."

Mr Vanderpool-Wallace also pointed out that the region has already responded to the US on this matter. "We know that all of the affected governments made their own representation through several diplomatic channels, as recently as last Wednesday prior to the final vote of this Bill. Because of the potential far-ranging effects of this action, there is nothing potentially more devastating. This is a Category Six hurricane," he added.

Officials from the local hotel sector have also been vocal over the amendment which could impact their industry. Earl Bethell, president of the Bahamas Hotel Association was disappointed in this "last minute manoeuvring" which he agrees would put The Bahamas at an unfair disadvantage.

"This is an issue of fair play. We have communicated to US Government officials all along our support for the Western Hemisphere Travel Initiative and our concern that all sectors and nations be on the same playing field by sharing one implementation date," said Mr Bethell. "This action demonstrates an incredible insensitivity to our economies and the supporting information which has been shared with officials demonstrating the potential impact," he added.

Mr Bethell pointed out further that because of operational and other costs, the cruise industry was already enjoying a huge competitive advantage over the hotel0 sector. "This latest move has widened that competitive advantage which the cruise industry enjoys," he said.





December 15, 2006

Pacts Americana?
By DAVID KAYE, K. RUSSELL LAMOTTE and PETER HOEY

WHAT can the incoming Democratic Congress do to help reverse the steep erosion of America’s standing abroad, particularly the impression that the United States has disengaged from global problem-solving? Though the President dominates foreign policy, the Senate can make an impact in one significant area: by giving the required two-thirds majority vote to approve a raft of treaties awaiting action.

The Senate has before it more than two dozen treaties submitted for approval by President Bush and his predecessors — some, in fact, were negotiated as long ago as the Eisenhower administration. These agreements are not like the Kyoto Protocol on climate change or the statute that established the International Criminal Court, which are too controversial even to be transmitted to the Senate.

Indeed, these are widely supported pacts, making it difficult to discern why many stalled in the first place: perhaps it’s as simple as a senator’s vague concerns about “sovereignty,” a lack of domestic constituency or the press of other legislative business.

Early approval of key agreements in areas of great international concern, like the environment and the laws of war, would show the world that the United States is committed to solving global problems. To hit the point home, the Senate should act within the first six months of the next Congress. Quick approval for most is eminently doable.

There is a pressing need to repair America’s image now, even while the Democratic Congress and the White House battle over the future of Iraq policy. Approving treaties from this list would make a good start.

David Kaye and K. Russell LaMotte were treaty negotiators for the State Department in the Clinton and George W. Bush administrations. Peter Hoey is an illustrator in Arcata, Calif.


commentary
tradersmagazine.com
July 20, 2009

The Global Reach of U.S. Financial Services Regulation
Stephen J Nelson, The Nelson Law Firm, LLC

The Obama Administration's proposal for financial services regulatory reform leaves global issues to the end-the last nine pages of an 85-page report. This is an interesting choice. Almost everything the Administration proposes in the  first 76 pages can be undone by the actions of global regulators abroad.

The cornerstone of the Administration's proposal is the empowerment of the Federal Reserve as a regulator of systemically significant institutions, called Tier 1 Financial Holding Companies (Tier 1 FHCs).

But, let's suppose that one of these Tier 1 FHCs happens to be a foreign corporation operating in a European country. The Administration proposes that the Fed might apply its rules to this foreign Tier 1 FHC.

To imagine what this might look like, let's suppose that the Fed designates Societe Generale, a French banking firm with extensive U.S. operations, as a Tier 1 FHC. The Fed would be entitled to examine the books and records of  Societe Generale's operations in France. Going further yet, the proposal suggests the Fed could even apply its rules to the worldwide operations of the foreign firm. This presents the curious spectacle of the Fed attempting to  regulate, in a fairly intrusive way, the Chinese operations of Societe Generale.

Installing the Fed as a regulator of more U.S. financial institutions is one thing. Making it the global regulator of systemically relevant institutions is beyond the power of the United States.

Global markets regulation is inextricably linked with affairs of State. To say the least, the United States has from time to time disagreed with the government of France with respect to international issues. Until recently, France enjoyed  a much better relationship with Iran than the United States. Even now a decent amount of trade passes between France and Iran, and various banking relationships facilitate this commerce. U.S. businesses are, with limited exceptions,  forbidden to trade with Iran. It is not hard to imagine France objecting to a U.S. regulator demanding information that, among other things, details Societe Generale's banking relationships with Iran. My guess is that France would  object to the Fed obtaining any non-public information about Societe Generale's operations outside the United States.

To avoid these international conflicts, the Fed could decide to apply its regulations only to Societe Generale's U.S. operations, or those operations that affect the U.S. financial markets. The "mutual recognition" concept developed by  the Securities and Exchange Commission during the tenure of Chairman Cox is an example of how this strategy might work. The idea is that we would not impose U.S. securities regulations on operations supervised by non-U.S.  securities regulators, but would recognize the right of every country to regulate capital markets in their own way. To avoid duplication of effort by institutions regulated by more than one jurisdiction, we attempted to harmonize some  standards. For example, the SEC agreed that IFRS was an acceptable accounting standard, rather than requiring foreign issuers to adopt U.S. GAAP.

The Obama Administration appears to have rejected mutual recognition as an acceptable theory of global financial services regulation. The SEC apparently intends to revisit its IFRS decisions. In any event, mutual recognition would run  counter to some other principles the Fed is supposed to consider.

The Administration's proposal states that the Fed should "give due regard to the principle of national treatment and equality of competitive opportunity between foreign-based firms operating in the United States and U.S.-based  firms." However, the Fed will be applying its regulations to the foreign operations of US firms. If the Fed determines, for reasons of diplomacy or otherwise, to limit its regulation of Societe Generale to its U.S. operations, that will be  inconsistent with the principle of "equality of competitive opportunity."

It is important to consider what systemic regulation is all about. Essentially, the Fed will be limiting or prohibiting financial services firms from engaging in profitable businesses. If the Fed determines that there are too many derivatives  floating around, the Fed will require Tier 1 FHCs to limit their sales of these instruments, even though there are customers desperate to buy them. This also means that if the Fed restricts sales by U.S. firms, institutions with  accounts at Societe Generale will simply buy them in France--unless the Fed can also require Societe Generale not to sell them. On the other hand, if the Fed cannot prohibit sales by Societe Generale in France, U.S. firms will  complain to high heaven that they are being unjustly deprived of a competitive opportunity.

One solution to this conundrum was played out in dramatic fashion last week. We can simply prohibit any foreign firm that will not cooperate from doing business in the United States.

The Florida office of UBS offered wealthy U.S. customers some interesting products that involved opening bank accounts in Switzerland. The Internal Revenue Service charged that these products constituted criminal tax evasion and  obtained a settlement with UBS in February. The Swiss are famous for their bank secrecy laws, but have maintained loudly to all and sundry that these laws cannot be used for tax evasion, money laundering or other criminal activities.  So, in the settled criminal case, UBS was required to provide information about 250 related Swiss bank accounts, which did not violate Swiss banking laws.

On the theory that where there's smoke, there's fire, the IRS then demanded, and sought an order from a Federal court, that UBS relinquish information about another 52,000 Swiss bank accounts of U.S. persons, which the IRS had  reason to believe were also used for criminal tax evasion. On the grounds that the IRS is conducting a "fishing expedition," the Swiss argued that their bank secrecy laws prohibited this sort of disclosure. Accordingly, the Swiss  government responded by threatening to seize all information related to these accounts to prevent UBS from delivering it to the IRS. The Federal court countered by ordering U.S. prosecutors to explain whether the United States  would consider seizing the U.S. assets of UBS or forcing it into receivership, which would involve shutting down its operations. It is not clear that UBS, a systemically relevant financial institution with global operations, would survive a  seizure of this magnitude.

At the time of this writing, negotiations are ongoing with the Swiss government. The court has issued a two-week stay to allow these negotiations to proceed.

International brinksmanship is not a desirable way to accomplish systemic regulation. The alternative, however, is to recognize that global systemic regulation is necessarily a matter of international diplomacy. The Fed will need to  reach agreements with its foreign counterparts to share information and impose equivalent regulatory restrictions and prohibitions.

The G-20 summit in April proposed the institution of a college of regulators that would meet from time to time to discuss issues of concern. My guess is that this sort of discussion will have to be held at many levels and be ongoing if  systemic regulation is to have a single tooth in its head.

There are institutions where commercial interests are represented on a global level. The World Trade Organization is an example of this sort of ongoing diplomatic effort to find common ground in economic matters by reducing  barriers to trade. For some time now, economists have been in agreement that most trade barriers are self-destructive, which offers many opportunities for trade agreements that are mutually beneficial to all concerned. However, the  history of international economic cooperation, even where there is widespread agreement as to the benefits to be achieved, has been spotty at best.

The Administration's proposal for global systemic regulation by the Fed is much more aggressive than anything that has ever been accomplished by anything short of imperial conquest. But, in the absence of a global solution, the most  important part of the proposal is doomed to fail.

Stephen J. Nelson is a principal of The Nelson Law Firm in White Plains, N.Y. Nelson is a weekly contributor and columnist to Traders Magazine's online edition. He can be reached at sjnelson@nelsonlf.com




Neue Zürcher Zeitung    18. Dezember 2009

Alte Schule

Der Fall Holenweger zeigt, dass Ermittlungen im Bereich der Geldwäscherei äusserst schwierig sind. Selbst wenn die Bundesanwaltschaft recht bekommt, stellt sich die Frage nach Aufwand und Ertrag. Die anfängliche Idee des Geldwäschereigesetzes hat sich in der Praxis als selten erfolgreich erwiesen. Der Kanton Zürich zeigt, wie es anders funktionieren kann.
sig.  Seine Freunde verteidigten ihn in der Geheimplanaffäre stets als «unbescholtenen Bürger». Das ist und bleibt korrekt, bis ein Gericht das Gegenteil feststellt. Das will die Unschuldsvermutung so. Und in komplexen Geldwäschereiverfahren gelingt es der Anklage zwar oft, die Tarnungen und Transaktionen zu belegen. Sie scheitert aber oft daran, die kriminelle Herkunft der Gelder zu beweisen.

Dennoch lassen sich aus den Ergebnissen der Voruntersuchung bereits einige Schlüsse ziehen. Zunächst liefert die Justiz, wie zuvor die Geschäftsprüfungskommission des Nationalrats, keine Hinweise darauf, dass sich Christoph Blocher in seinem Machtkampf gegen den Bundesanwalt bewusst durch Holenweger steuern oder beeinflussen liess. Die im Zusammenhang mit den zweifelhaften Flipcharts gesponnenen Verschwörungstheorien erhalten durch die Aktenberge des Untersuchungsrichters nicht neue Nahrung.

Die Ermittlungen stellen die Rechtmässigkeit des umstrittenen Ramos-Einsatzes durch die Bundesanwaltschaft nicht in Frage. Das bestätigt das bereits erstellte Gutachten. Über die Verhältnismässigkeit und vor allem die Zweckmässigkeit ist damit aber noch nichts gesagt. Vor rund einem Jahrzehnt rückte die Bekämpfung der organisierten Kriminalität in die Mitte des Radars der Strafverfolgungsbehörden. Die Mittel für die Fahndung und insbesondere für die Geldwäschereibekämpfung wurden massiv aufgestockt. Allen voran der geschasste Bundesanwalt Valentin Roschacher machte sich – dem Trend der Zeit folgend – euphorisch daran, Mafias und Drogenkartelle aufzuspüren.

Der Fall Holenweger zeigt, dass solche Ermittlungen äusserst schwierig sind, auch bei hohem Risiko- und Mitteleinsatz wie im Fall der Operation Ramos. Selbst wenn die Bundesanwaltschaft in allen Punkten obsiegen sollte, ist das Verhältnis zwischen Aufwand und Ertrag zu hinterfragen. Die Schmiergelder, die Holenweger für den Alstom-Konzern verwaltet haben soll, sind ein Zufallsfund. Er ist ein Beitrag an die Korruptionsbekämpfung, aber kein Schlag ins Nervenzentrum einer mafiösen Organisation.

Ein Bericht des Dienstes für Analyse und Prävention, des schweizerischen Inlandnachrichtendienstes, bringt die Ernüchterung der Strafverfolger auf den Punkt: «Die anfängliche Idee des Geldwäschereigesetzes, organisierte Kriminalität an verdächtigen Finanztransaktionen zu erkennen, hat sich in der Praxis als nur selten erfolgreich erwiesen.» Weit effektiver sei die «Gewinnabschöpfung», das Aufspüren und die sofortige Beschlagnahme deliktischer Vermögenswerte. Der Kanton Zürich spielt hier eine Vorreiterrolle. Der Fall Holenweger ist so gesehen alte Schule.




Neue Zürcher Zeitung    21. Mai 2012

Nebeneffekte der Geldwäscherei-Bekämpfung
von Martin Killias und Angela Nunes

Ausufernde Geldwäscherei-Regelungen führen zu diskriminierenden Praktiken: Kleine Leute aus dem Ausland können kaum noch ein Bankkonto eröffnen – gleichzeitig wird das Leben ohne Bankkonto immer schwieriger.
Alle wollen das Waschen von kriminellen Geldern verunmöglichen – koste es, was es wolle. Was einst angeboten wurde, um den Drogenhandel «an der Achillesferse» zu treffen, entwickelt sich fast unbemerkt von einem Mittel zur Bekämpfung der profitorientierten Kriminalität immer mehr zur Waffe gegen Sozialhilfebetrüger und bald wohl auch Steuerhinterzieher. Das mag man in moralischer Hinsicht nicht als verfehlt empfinden – allein, zur Bekämpfung solcher Verstösse wurden die Geldwäscherei-Bestimmungen nicht erfunden. Doch auch Banker und andere mögen denken, dass der Aufwand, abgesehen von den gewaltigen Kosten, nicht viel Schaden stiften wird. Vergessen gehen dabei viele kleine Leute, denen es zunehmend erschwert wird, ein Bankkonto zu eröffnen.

De-facto-Boykott
Bewusst wurde uns diese Problematik, als an der Universität Lausanne rund ein Dutzend vor allem ausländische Studierende für Kleinaufträge im Rahmen der Forschung ausbezahlt werden sollten und einigen ihr Guthaben nicht auf ein Bankkonto überwiesen werden konnte – weil sie keines hatten. Seither haben sich weitere Betroffene dieses De-facto-Boykotts gemeldet. Um zu wissen, ob es sich hier um mehr als nur Einzelfälle handelt, haben wir im Rahmen einer Masterarbeit an der Universität Zürich im Herbst 2011 mit Genehmigung des Rektorats eine Online-Befragung unter allen Studierenden durchgeführt, die ihre voruniversitäre Ausbildung im Ausland absolviert hatten. Die Ergebnisse (14 Prozent Rücklauf) sind nicht repräsentativ, doch sie lassen aufhorchen: Obwohl 4 von 5 Antwortenden aus der EU stammten und viele schon vor ihrem Studium an der Universität Zürich Beziehungen zur Schweiz hatten, berichtete jeder fünfte Teilnehmer von Schwierigkeiten bei der Eröffnung eines Bankkontos. 10 Personen ist dies am Ende nicht gelungen, weitere 16 haben die Hilfe von Drittpersonen in Anspruch genommen, sei es als Bürge oder indem ihnen diese ihr Konto «zur Verfügung» stellten. Den übrigen gelang die Eröffnung eines Kontos erst nach Anfragen bei mehreren Banken.

Diese Daten sind lückenhaft und geben kein vollständiges Bild über das wahre Ausmass dieser neuen Form von «exclusion sociale» – dies nicht allein wegen der geringen Stichprobe und der tiefen Antwortrate, sondern weil in Zürich weniger Studierende als an westschweizerischen Hochschulen aus «Hochrisiko»-Ländern (in Lateinamerika, Afrika und teilweise Asien) stammen. Zudem sind Studierende in der Regel unproblematische Kunden – man kann sich leicht vorstellen, dass unter Personen mit prekärem Aufenthaltsstatus der Anteil derer höher liegt, die keinen Zugang zu Bankdienstleistungen haben. Dass die Banken gewissen Personen aus dem Ausland nur mit grösster Zurückhaltung Konti eröffnen, liegt an der «Know your customer»-Regel, die sie zu Abklärungen über das Umfeld eines neuen Kunden zwingt. Müssen solche Nachforschungen in fremden Kontinenten durchgeführt werden, wird die Eröffnung eines Kleinkontos schlicht uninteressant.

Vor allem bei öffentlichrechtlich organisierten Instituten wie den Kantonalbanken könnte die Verweigerung der Kontoeröffnung auf eine Verletzung des Diskriminierungsverbots in Art. 8 Abs. 2 der Bundesverfassung hinauslaufen. Tatsächlich deutet einiges darauf hin, dass einzelne Banken das offenbar einsehen und immer wieder ein Auge zudrücken. Es ist jedoch müssig, gegenüber den Banken den moralischen Zeigefinger zu erheben. In der Pflicht steht vielmehr der Gesetzgeber, der mit immer mehr ausufernden Geldwäscherei-Regelungen diese diskriminierenden Praktiken überhaupt erst verursacht. Aufdrängen würde sich beispielsweise eine Bagatellregelung für Konti mit minimalem Umsatz. Man könnte die Pflicht zu aktiver Auskundschaftung des Umfeldes eines neuen Bankkunden auf Konti ab einem bestimmten Saldo – wir denken etwa an 20 000 Franken – begrenzen und bei Kleinkonti die Banken nur dann zum Eingreifen verpflichten, wenn Indizien auf kriminelle Aktivitäten des Kontoinhabers hindeuten.

Ausschluss
Leider geht die Tendenz genau in die umgekehrte Richtung. Auf internationalen Druck sollen die Banken bei der Entgegennahme von Geldern bald auch noch abklären, ob diese korrekt versteuert sind, womit der Aufwand weiter steigen wird und die Eröffnung von Konti kleiner Leute noch uninteressanter werden dürfte. Andere Länder – so etwa Dänemark – planen, den blossen Besitz von Barbeträgen über einer bestimmten Höhe zur Straftat zu erklären, und bei uns läuten bei der Post bei der Einzahlung grösserer Beträge bereits die Alarmglocken. Absehbar werden so immer mehr Menschen am Rande der Gesellschaft aus der honorablen Bankkunden-Gesellschaft ausgeschlossen – und gleichzeitig wird das Leben ohne Bankkonto immer schwieriger. Solche Tendenzen verschärfen massiv die Konsequenzen sozialer Ungleichheit. Wann merken die Politik und alle, denen die Integration von Ausländern ein Anliegen ist, dass hier eine immer breitere Schicht aus der Gesellschaft herauszufallen droht?

Martin Killias ist Professor für Straf- und Strafprozessrecht an der Universität Zürich, Angela Nunes hat die Daten erhoben.


on Sovereignty Principles, Privacy Fundamentals, Health, Wealth & Privacy Laws,
Insider & Money Laundering Laws, Know Your Customer Rules, QI Regulations,
Pension Fund Problems, Tax Harmonization Efforts, Anti-Corruption Drives, etc.