GENEVA SUMMIT  1985
courtesy by  Good Offices Group of European Lawmakers
(url: www.solami.com/summit.htm ¦ .../NPT.htm ¦ .../EUUS.htm ¦ .../nations.htm ¦ .../diplomacy.htm)
research contributed by: EDA & Bundesarchiv, Bern; ETH Zurich; Irina Gerassimova, UN Library Geneva
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Joint Resolution of U.S. Congress on Reagan-Gorbatchev meeting in Geneva

19 nov 2005   Guerre froide, le début de la fin, Le Temps, Bernard Bridel
30.Jan 85   Orientierungsschreiben an EDA-Staatssekretär Edouard Brunner, Valentin Oehen
20.Juni 84   UdSSR-Antwort, Oberst Y. Denissov
2.Mai 84   Begegnungen der Generalstabchefs der USA und der UdSSR, Valentin Oehen
March 84   Expansion of the US-USSR Military Dialogue, Lt.Col. Wade J. Williams
17 Nov 83   US answer, Col. Justin G. La Porte
9.Nov 83   Exploratory letter by Swiss lawmaker Oehen to Generals Mikolai OGARKOV & John VESSEY
           (NR Oehen, in Absprache mit Bundesrat, kontaktiert Generalstab-Chefs der USA und der UdSSR)
29 Feb 83   EURO-MISSILES NEED LONGER FUSES, H.Anton Keller
July 75   The NPT vs Nuclear Energy Developments, International Law Review, H.Anton Keller, et al.
March 68   Implications of the Nuclear Nonproliferation Treaty, International Law Review, H.Anton Keller, et al.




Die Erklärung des Vereinten Amerikanischen Kongresses vom 30 Oktober 1985 ist unterzeichnet vom Sprecher des Repräsentatenhauses, Thomas P. O'Neill Jr., vom Senatspräsidenten, Strom Thurmond, sowie vom Präsidenten der Vereinigten Staaten, Ronald Reagan; sie hat folgenden Wortlaut (gemäss Interpellation 03.3483, Begründung, Punkt 4):
"Ninety-ninth Congress of the United States of America
AT THE FIRST SESSION    Begun and held at the City of Washington
on Thursday, the third day of January, one thousand and nine hundred and eighty-five
Joint Resolution
To commend the people and the sovereign confederation of the neutral nation of Switzerland for their contributions to freedom, international peace, and understanding on the occasion of the meeting between the leaders of the United States and the Soviet Union on November 19-20, 1985, in Geneva, Switzerland.
    Whereas Switzerland has long played a leading role among nations in the search for international peace and understanding, has generously provided its territory and assistance for international organizations and conferences, and its diplomatic services for arbitration and mediation of disputes among states; and
    Whereas the government of Switzerland has for many years generously represented the diplomatic interests of other nations, including the United States, in lands where these nations have no relations; and
    Whereas the United States and Switzerland share a common heritage, based on a commitment to political and religious freedoms of expression, on our shared legacy of a constitutional and Federal Government, on our commitment to human rights and the dignity of the individual, and on our firm belief that a free enterprise economy provides the greatest prosperity for the greatest number of people; and
    Whereas Switzerland, and the beautiful and historic city of Geneva, ever mindful of their tradition and vocation in the search for international peace, have once again offered their territory and facilities for a major international meeting, on the occasion between the leaders of the United States and the Soviet Union, on November 91-20, 1985:
    Now, therefore, be it
    Resolved by the Senate and House of Representatives of the United States of America in Congress assembled,  That it is the sense of the Congress that, in recognition of their many contributions and as an expression of the warm gratitude of the American people for the strong bonds of friendship which have long existed between our two great democracies, the people and nation of Switzerland are to be commended for all they have done thgroughout this century in the search for freedom, international peace, and understanding."




Le Temps    19 novembre 2005

Guerre froide, le début de la fin
Bernard Bridel

HISTOIRE. Il y a vingt ans jour pour jour, jusqu'au 21 novembre 1985, la Cité de Calvin accueillait la première rencontre entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.
    Il est dix heures moins quelques secondes, ce mardi matin 19 novembre 1985. Le temps est humide et froid. Dans un crissement de gravier, la puissante Zil noire immatriculée SU 68 07 stoppe au bas de l'escalier conduisant à la terrasse de la Villa Fleur d'eau, à Versoix. Avec sa tache de vin sur le front, l'homme qui en descend est sans aucun doute la personnalité du moment qui fascine le plus les médias du monde entier. A 54 ans, Mikhaïl Gorbatchev est le tout jeune secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique. Un réformateur, dit-on.
    Désigné huit mois auparavant, il a succédé à «l'intérimaire» Konstantin Tchernenko, lequel avait remplacé l'éphémère Youri Andropov, lui-même passé de la direction du KGB au sommet du pouvoir à la mort de l'inoxydable Leonid Brejnev, fin 1982. «Gorby», comme la presse commence à l'appeler vient, ici en terrain neutre, renouer le dialogue avec le représentant de l'autre grande puissance, Ronald Reagan, 74 ans, 40e président des Etats-Unis, engagé depuis un an dans son second et dernier mandat.
    Les cheveux parfaitement gominés, c'est d'ailleurs l'ancien acteur de série B, maccarthyste notoire dans sa période hollywoodienne, qui, sans manteau ni écharpe, accueille le numéro un soviétique à sa descente de voiture. Car c'est lui l'hôte des lieux. Pour des raisons de sécurité, les services américains ont préféré louer cette magnifique demeure inhabitée des bords du Léman et l'immense parc qui l'entoure, plutôt que d'héberger les premiers entretiens bilatéraux à la mission des Etats-Unis, près de l'ONU.
    La poignée de main est aussi chaleureuse qu'historique. Après quelques instants consacrés aux photographes, les deux hommes s'engouffrent dans la villa dont on a meublé à la hâte quelques salons et repeint les murs en bleu ciel pour plaire aux caméras de télévision. Six ans après le dernier sommet réunissant les deux supergrands (Leonid Brejnev et Jimmy Carter, à Vienne en 1979), celui de Genève peut commencer.
    Il était temps. Car, comme s'en souvient Pierre Aubert, alors chef de la diplomatie suisse: «On était en pleine période de tension. Depuis six ans, l'Armée rouge occupait l'Afghanistan, et en Pologne, la situation était insurrectionnelle. A cela s'ajoutait le déploiement des missiles de l'OTAN en Europe (les Pershing 2, en réponse aux SS 20 soviétiques) et le lancement aux Etats-Unis de ce qu'on a appelé la Guerre des étoiles, l'initiative de défense stratégique (IDS).»

«D'énormes attentes»
    «Les attentes étaient énormes», confirme Curt Gasteyger, à l'époque professeur à l'Institut de hautes études internationales (HEI) et grand spécialiste de l'URSS. Après plus de trente ans de guerre froide, quelque chose bougeait enfin.»
    Et même si le sommet genevois ne fut que le point de départ d'un processus, tant ses conclusions concrètes furent mineures, il apparaissait alors à l'opinion mondiale comme le début d'une nouvelle ère de détente. Il faut dire que tout a été mis en œuvre pour accréditer cette idée et son succès médiatique: plus de 3000 journalistes accourus du monde entier, une scénographie étudiée jusque dans les moindres détails, et un suspense garanti jusqu'au dernier jour, avec la signature solennelle et publique de différents accords au Centre international des conférences de Genève (CICG). Sans oublier, bien sûr, le rôle essentiel joué par les épouses des deux grands: la très patricienne Nancy Reagan et la brillante et cultivée Raïssa Gorbatcheva.
    C'est que, pendant qu'à huis clos, ces messieurs, en tête-à-tête ou accompagnés de leur délégation, font connaissance et négocient (à la Villa Fleur d'eau le premier jour, puis à la mission soviétique le second), ces dames occupent les médias en faisant du tourisme culturel et social ou en posant la première pierre du Musée international de la Croix-Rouge. Avant de se retrouver pour le thé. Nancy Reagan, rendra ainsi visite aux toxicomanes de La Picholette, au Mont-sur-Lausanne, alors que Raïssa Gorbatcheva s'entretiendra de l'agriculture suisse avec la famille Pradervand au domaine de La Grande Coudre, à Céligny.
    Pour la Suisse et Genève, bien qu'habituées à accueillir ce genre d'événements, celui-ci eut une résonance particulière. Président de la Confédération d'alors, Kurt Furgler dira, après des entretiens bilatéraux organisés à la veille du sommet, combien les deux hommes d'Etat appréciaient le rôle d'hôte de la Suisse et sa disponibilité. Presque euphorique, le président Furgler se permettra d'affirmer devant la presse: «Les deux interlocuteurs manifestent une ferme volonté de dialogue.»
    Si le sommet de Genève symbolisa en quelque sorte la consécration internationale de Kurt Furgler, pour le maire de la ville de l'époque, «il n'y a rien eu d'équivalent depuis». Et René Emmenegger de se souvenir d'avoir accompagné Mme Gorbatcheva au Musée de l'horlogerie et à la Bibliothèque populaire et universitaire. «Elle voulait absolument voir la table où travaillait Lénine durant son séjour genevois. Et quand on la lui a montrée, elle a brandi un portrait du camarade Vladimir pour se faire immortaliser par les photographes.»
    Quant à Robert Vieux, chef du protocole de l'Etat de Genève jusqu'en 1987, et à ce titre grand organisateur du sommet, il est toujours convaincu aujourd'hui que ce fut «l'événement le plus important de [sa] carrière», et qu'«il faudra se lever tôt pour revoir ça». «Nous avons eu quinze jours à trois semaines pour nous préparer. Je me souviens que les Russes s'inquiétaient toujours de ne pas avoir les mêmes facilités que les Américains. Je ne dirais pas qu'on était fiers, on a simplement fait ce qu'il fallait.» Des grandes jusqu'aux petites choses, en usant parfois du système D. C'est ainsi que les deux fauteuils sur lesquels le président Reagan et le premier secrétaire Gorbatchev se sont assis le dernier jour sur la scène du CICG provenaient du propre bureau du chef du protocole.
    Autre meuble dont on n'a pas fini de parler: la grande table ovale autour de laquelle les huit membres de chaque délégation se sont assis lors des séances plénières à la Villa Fleur d'eau. Vingt ans après, elle est toujours introuvable, et fait l'objet d'intenses recherches de la Bibliothèque et Musée présidentiels Ronald W. Reagan, à Simi Valley en Californie, qui la veut à tout prix pour ses collections.

L'esprit de Genève
    Si, comme le pense toujours l'ancien maire René Emmenegger, le sommet Reagan-Gorbatchev fut très bénéfique pour l'image de Genève, ils sont nombreux, de Moscou à Washington, à affirmer que l'accueil et le cadre dans lequel il s'est déroulé ont eu un effet très positif sur ses participants. Il faut dire que durant six jours (le couple Reagan était arrivé le samedi 16 novembre déjà, les Gorbatchev le 18), ce petit monde a été l'objet de toutes les attentions, la République (et certains de ses citoyens à titre privé) mettant ses plus belles demeures à disposition pour les diverses réceptions et cérémonies, ou tout simplement pour loger certains des visiteurs. C'est ainsi que plutôt que d'habiter à l'hôtel ou à la mission américaine, les Reagan éliront domicile à la Maison De-Saussure, alors que les Gorbatchev logeront à la Mission soviétique. «L'esprit de Genève» aura joué à plein.
    Le jeudi 21 novembre au matin, la messe est dite. Après la signature de quelques accords sans grande importance au CICG, les deux chefs d'Etat s'envolent. Le Russe pour Prague, où l'attend une réunion du Pacte de Varsovie, l'Américain vers Bruxelles où il va faire rapport à ses alliés de l'OTAN.
    «Le plus important est que les deux hommes ont pris complètement les choses en main... La durée, l'intensité, la franchise et l'envergure de leurs entretiens en tête-à-tête [plus de cinq heures] sont allées au-delà de tout ce que nous attendions... C'était réellement ce que nous étions venus chercher et cela a été très fructueux.» A l'heure du bilan, le secrétaire d'Etat américain George Shultz insiste sur le climat positif de la rencontre. Un jugement partagé par le Bureau politique du PC soviétique, pour lequel le sommet «a changé de façon positive le climat politique et psychologique des relations internationales».
    Les officiels se sentent-ils obligés d'insister sur la qualité du climat des discussions parce que sur le fonds (abandon ou non de l'IDS par les Etats-Unis, réduction de 50% des armes stratégiques, Afghanistan, libertés individuelles et droits de l'homme, etc), le président américain et le premier secrétaire du PCUS n'ont abouti à rien? Ce serait injuste, explique le professeur Gasteyger, «un sommet de cette importance ne pouvait pas échouer», car il s'agissait, comme le dira Ronald Reagan lui-même le dernier jour, de rendre possible un «nouveau départ», de briser la glace.
    Réalistes, les deux dirigeants avaient eux-mêmes mis en garde contre tout excès d'optimisme, affirmant qu'ils ne pourraient pas changer le monde en deux ou trois jours. Dès l'année suivante d'ailleurs, ils se rencontreront lors d'un nouveau sommet à Reykjavik.
    Toutefois, avant de quitter Genève, Mikhaïl Gorbatchev affirmera à la presse: «Depuis aujourd'hui, nous vivons dans un monde plus sûr.» Quatre ans plus tard, le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s'écroulait [dans notre direction, nota bene, nonobstant les impressions contraires causées par le flot des législations bureaucratiques émergent des organisations telles que l'UE, l'OECD et l'ONU].

© Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion réservés. www.letemps.ch




    NATIONALRAT                             VALENTIN OEHEN        9.November 1983
    CONSEIL NATIONAL                    6981 Sessa
    CONSIGLIO NAZIONALE         091/731427
 
Herrn Marschall Mikolai OGARKOV
Generalstabchef
via Militärattaché,  UdSSR-Botschaft

Herrn General John VESSEY
Vorsteher des Vereinigten Generalstabs
via Militärattaché,  USA-Botschaft

Sehr geehrte Herren,

Wie Ihnen bekannt, haben die Teilnehmer des Wiener Kongresses 1815 erklärt:

"Die Neutralität und Unverletzlichkeit der Schweiz, sowie ihre Unabhängigkeit von allen fremden Einflüssen sind im wahren  Interesse von ganz Europa."
Die so international anerkannte und respektierte Neutralität der Schweiz dürfte mit Ihrer Mitwirkung auch zu europäischen Gegenwartsproblemen eine Vielfalt guter Dienste ermöglichen und leisten.

Als Mitglied der eidgenössischen Räte gestatte ich mir, Sie in diesem Sinne anzufragen, ob Sie bereit wären einer Einladung des Schweizer Generalstabchefs zu einem Besuch der Schweiz Folge zu leisten.   Der Zweck Ihres Besuchs, der von der Oeffentlichkeit abgeschirmt wäre, bestünde in einer protokollfreien, persönlichen Begegnung mit Ihrem amerikanischen, resp. sowjetischen Homolog, um sich gegenseitig in ungezwungener Atmosphäre persönlich kennen zu lernen, und so ein erhöhtes Mass an persönlichem Vertrauen zueinander gedeihen zu lassen.   Dies scheint mir besonders für jenen denkbaren Ernstfall wichtig zu sein, wo Sie und Ihre Dienststellen sich auf Informationen stützen müssen, deren Verlässlichkeit zu wünschen übrig lässt, und wo der direkte Kontakt mit ihrem Homolog nur in Verbindung mit einem Mindestmass an gegenseitigem Vertrauen zur Problemlösung beitragen kann.

In der Hoffnung, damit auch Ihnen dienlich zu sein, stehe ich Ihnen für alle weiteren Fragen gerne zur Verfügung, und wäre ich Ihnen für Ihre wohlwollende Prüfung dieser Anregung, sowie eine baldige Stellungnahme hierzu, sehr verbunden.

Mit vorzüglicher Hochachtung

Valentin Oehen,  Nationalrat
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